×Membres de L'Economiste Qui sommes-nousL'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

International

La Grèce redoute l’échéance du 30 juin

Par L'Economiste | Edition N°:4546 Le 12/06/2015 | Partager
Régler 1,6 milliard d’euros au FMI ou la banqueroute
Syriza contraint de revenir sur ses promesses électorales

L’étau se resserre sur le gouvernement grec.  A moins de trois semaines de l’échéance (30 juin) du paiement de 1,6 milliard d’euros au FMI, Alexis Tsipras, le Premier ministre grec, poursuivait son offensive à Bruxelles pour tenter d'arracher un accord sur la poursuite du financement de la Grèce.
Les tractations entre Athènes et ses créanciers, UE, BCE et FMI, ont pris un nouveau tournant après la dernière rencontre du Premier ministre grec avec la chancelière allemande Angela Merkel et le président français François Hollande à Bruxelles. Les trois dirigeants ont convenu d'"intensifier" les efforts pour parvenir rapidement à un accord pour débloquer 7,2 milliards d'euros d’aides suspendues depuis août. Seulement, en langage politique, «intensifier les efforts» veut dire qu’un accord politique  est toujours loin  malgré les messages d’optimisme lancés par les différentes parties. N’empêche, la Bourse d’Athènes a plutôt bien réagi affichant un bond de 5,47%, jeudi 11 juin.
En théorie, un accord doit être approuvé au plus tard lors de la réunion des ministres des Finances de la zone euro jeudi 18 juin avant d’être soumis au sommet européen des 25 et 26 juin.
Après un bref coup de froid, les relations entre Tsipras et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, se sont nettement réchauffées avec l'espoir d'une possible entente sur un excédent primaire budgétaire que les créanciers veulent fixer à 1% en 2015. Ce chiffre conditionne le montant des économies à réaliser par le pays. Athènes avait proposé en début de semaine un solde de 0,75% pour cette année, au grand dam de ses créanciers, mais elle s'est dit prête à revoir sa position. Syriza se voit ainsi contraint de revenir sur certaines de ses promesses électorales afin de trouver une issue à l’endettement de son pays. Ce qui est considéré comme «réalisme» par ses créanciers et une «trahison» par ses rivaux politiques grecs.
En fait, le gouvernement sera également contraint d’instaurer de nouvelles hausses d'impôts. Ce qui fait déjà frémir le syndicat des fonctionnaires grecs et le Front de lutte des travailleurs, proche du parti communiste, qui ont appelé à des manifestations. En revanche, Athènes ne semble pas prête à accepter la hausse à 23% de la TVA sur l'électricité, voulue par ses créanciers et qui est une de ses lignes rouges. La réforme des retraites est également un dossier brûlant de ces négociations. Tsipras a rejeté l'idée "de couper dans les retraites les plus basses" mais n’a pas rejeté l’idée de toucher au généreux système en repoussant l’âge de départ. La Grèce veut renvoyer le "zéro déficit" à 2017 dans l'attente d'une grande réforme de fond en cours d'élaboration. La justice grecque vient encore de compliquer la donne, annulant les baisses de retraites décidées en 2012, ce qui pourrait coûter à l'Etat de 1,2 à 1,5 milliard de plus que prévu par an.o
M. L.

Chère lectrice, cher lecteur,

L'article auquel vous tentez d'accéder est réservé à la communauté des grands lecteurs de L'Economiste. Nous vous invitons à vous connecter à l'aide de vos identifiants pour le consulter.
Si vous n'avez pas encore de compte, vous pouvez souscrire à L'Abonnement afin d'accéder à l'intégralité de notre contenu et de profiter de nombreux autres avantages.

Mot de passe oublié?
CAPTCHA
This question is for testing whether or not you are a human visitor and to prevent automated spam submissions.
ABONNEZ-VOUS
  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc