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Le Souss teste la télé-irrigation

Par L'Economiste | Edition N°:4518 Le 05/05/2015 | Partager
Irriguer indépendamment du temps et de l’espace avec son téléphone portable
L’expérience nigérienne pour la gestion hydrique de la région
Réduction du gaz à effet de serre, protection de l’environnement… les atouts

Le nouveau procédé d’irrigation intégrée permet à l’agriculteur de piloter à distance le système d’irrigation de son exploitation agricole, quels que soient le moment et sa position géographique, au moyen de son téléphone mobile et du solaire

Le Souss Massa multiplie les actions pour lutter contre le stress hydrique. D’autant plus qu’avec les changements climatiques, les précipitations sont assez irrégulières. Il est vrai que les dernières pluies que la région a connues l’automne dernier ont permis de faire le plein dans les barrages et de redresser une situation qui frôlait la catastrophe avec, à peine, six mois de réserve en tout. Eau potable et eau d’irrigation confondues. C’est ainsi que l’Agence du bassin hydraulique Sous Massa (ABHSM) a organisé, récemment, une rencontre avec Abdou Mamane, détenteur du Grand prix Hassan II pour l’eau. En fait, cet entrepreneur nigérien et directeur de la compagnie «Tech Inov Niger» a conçu une solution intégrée et innovante de télé-irrigation, qui lui a valu en avril dernier une consécration en Corée du Sud. Pour les organisateurs de la journée d’étude, ce nouveau procédé d’irrigation intégrée pourrait bien bénéficier à la région du Souss Massa, limitée en ressources hydriques.
L’idée est partie d’un constat: au Niger, l’irrigation est un facteur de croissance du rendement agricole qui est pratiquée manuellement et parfois avec l’énergie humaine, sachant qu’il y a une raréfaction de la main-d’œuvre à cause de l’exode rural. Or, les systèmes d’irrigation actuels favorisent la déperdition et le gaspillage de l’eau. Et les moyens exhaures, utilisant la pompe à fuel, sont polluants. Par opposition à cela, l’ensoleillement est assuré à longueur d’année, les terres arables inexploitées sont disponibles et les nappes phréatiques et de surface sont rechargées naturellement. Parallèlement à un taux élevé de pénétration de la téléphonie mobile en milieu rural. A ce niveau, pour l’inventeur, il s’agit de synchroniser judicieusement les atouts naturels et technologiques pour résoudre un problème des plus récurrents, à savoir l’irrigation agricole. «Ce procédé permet à l’agriculteur de piloter à distance le système d’irrigation de son exploitation agricole, quel que soient le moment et sa position géographique, au moyen de son téléphone mobile et du solaire», explique Abdou Mamane. «Et ce, suivant une distribution intelligente de l’eau qui prend en compte les besoins, la quantité, le temps, le type de spéculation… », a-t-il ajouté. La télé-irrigation permet de même de collecter et diffuser en temps réel et à distance les données météorologiques et hydrologiques. Notamment la température, le taux d’humidité́ du sol, la pluviométrie, la radiation solaire, la vitesse du vent... De plus, un système de stockage des données permet de garder une traçabilité des informations climatiques de la zone traitée sur plusieurs années.

Télé-irrigation

Ce nouveau procédé de télé-irrigation permet aussi d’assurer le pompage d’eau des nappes avec le solaire et l’éolien. Ce qui permet de préserver la santé humaine, d’optimiser le temps de travail et de protéger l’environnement par l’usage d’une énergie propre et durable. Ce qui contribue de même à la réduction d’émission de gaz à effet de serre et à l’adaptation au changement climatique de la population rurale. En plus de tous ces avantages, l’exploitant peut profiter de sa mobilité afin de s’adonner à d’autres activités de la chaîne de valeur agricole. Tout en augmentant la superficie irrigable et en améliorant la production. Il est clair qu’une solution innovante de ce calibre va permettre de réduire la précarité qui doit passer nécessairement par la bonne gestion de l’eau donc de l’irrigation. L’impact sera positif pour les opérateurs aussi car le trafic en zone rurale va augmenter.
La priorité alors est d’assurer une bonne couverture GSM de la zone à irriguer ainsi qu’une régularité du signal. Quant à lui, l’exploitant n’aura qu’à se prémunir d’un téléphone mobile fonctionnel, condition sine qua non pour l’activation de la télé-irrigation. 

De notre correspondante,  
Fatiha NAKHLI

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