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Analyse

Gestion des déchets
Un gisement sous-exploité

Par L'Economiste | Edition N°:4518 Le 05/05/2015 | Partager
Le recyclage encore au stade de «pratiques artisanales»
5,3 millions de tonnes de déchets produits par an

Le programme national des déchets ménagers permettra l’accompagnement des communes, notamment rurales, qui n’ont pas la capacité de mettre en place des décharges contrôlées, pour l’introduction de centres d’enfouissement et de valorisation des déchets, afin de favoriser le tri et l’exploitation de ces produits

Les effets des changements climatiques sont de plus en plus visibles et poussent les Etats à trouver des solutions alternatives dans différents domaines. L’objectif est d’atténuer les effets du réchauffement et de s’adapter à ses répercussions. Ce qui a donné lieu à un véritable secteur économique, créateur de richesses et d’emplois, auquel le Maroc essaie de se greffer depuis quelques années. Parallèlement aux grands chantiers comme les stratégies de production d’énergies renouvelables, le Maroc ambitionne de développer d’autres filières écologiques. C’est le cas notamment de la gestion intégrée des déchets, qui constitue «un véritable gisement à exploiter», selon Hakima El Haité, ministre déléguée en charge de l’Environnement. Surtout vu le potentiel que présente l’industrie de transformation et de valorisation des déchets. Les marocains résidant en zones urbaines produisent chaque jour 0,76 kg de déchets par habitant, soit près de 5,3 millions de tonnes par an. Aujourd’hui, un véritable marché est en cours de constitution. Il est encore à ses balbutiements. Mais l’Etat a pris conscience des opportunités qu’offre ce secteur et a mis en place un arsenal juridique pour favoriser l’investissement dans ses différentes filières. Pour l’instant, «il n’existe pas de véritable industrie du recyclage, mais des activités et des pratiques qui sont plutôt artisanales», a indiqué Mustapha Brakez, DG d’une Société d’environnement et de génie urbain (Segu), expert dans la gestion des déchets. Sur ce point, le Maroc reste très en retard par rapport aux pays européens. Dans cette partie du monde, «l’industrie du recyclage s’est développée grâce à deux innovations à caractère réglementaire et financier, introduites dans un contexte industrialisé», a-t-il ajouté. Il s’agit du principe de responsabilité élargie du producteur, appelé à contribuer financièrement aux coûts occasionnés par l’après-usage des produits mis sur le marché. Cela concerne notamment les emballages, les équipements électriques et électroniques en fin de vie… Néanmoins, «ce principe de responsabilité élargie du producteur ne peut pas être appliqué en tant que tel au Maroc», a précisé Brakez. Pour lui, il serait plus intéressant de s’inspirer des expériences des pays émergents, comme le Brésil, l’Indonésie ou la Turquie. Car «le développement industriel du pays ne permet pas d’introduire ce principe actuellement», a-t-il indiqué.
M. A. M.

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