Régions

Casablanca signe sa charte sociale

Par L'Economiste | Edition N°:4499 Le 07/04/2015 | Partager
Objectif: Améliorer l’environnement des affaires
Un observatoire social régional pour bientôt

La charte régionale sociale tripartite a été paraphée (de gauche à droite) par le wali de la région, Khalid Safir, le vice-président général de la CGEM, Salaheddine Kadmiri, et les représentants régionaux des 5 syndicats (UMT, CDT, UGTM, FDT, UNMT), dont les dirigeants, Miloudi Moukharik (UMT) et Mohamed Noubir Amaoui (CDT)

 

Comment améliorer le climat des affaires au niveau du Grand Casablanca? C’est en substance l’objectif d’une charte régionale sociale tripartite qui vient d’être signée par les syndicats, le patronat (CGEM) et la Wilaya de la région du Grand Casablanca.
Outre les représentants régionaux des 5 syndicats (UMT, CDT, UGTM, FDT, UNMT), des dirigeants, comme Miloudi Moukharik (UMT), Mohamed Noubir Amaoui (CDT), Salaheddine Kadmiri, Vice-président général de la CGEM. Ainsi que le secrétaire général du ministère de l’Emploi et des Affaires sociales ont également pris part à la cérémonie de signature, vendredi 3 avril au siège de la wilaya. Parmi les objectifs de cette charte figurent la création d’un observatoire social régional, l’instauration des relations professionnelles développées et le renforcement de la productivité et de la compétitivité de l’entreprise. «Il s’agit non seulement d’une première au niveau de Casablanca, mais aussi au niveau national», souligne Abderrahim Benrouyne, directeur régional de l’emploi. Benrouyne assure le secrétariat général du comité de pilotage, supervisé par le wali, chargé du suivi de l’application de la charte. Hormis ce comité de pilotage, six commissions permanentes sont créées en vertu de la nouvelle charte. Il s’agit des commissions: médiation sociale, relations professionnelles, emploi, parité et lutte contre le travail des enfants, santé, sécurité et protection sociale, recherche et formation.
La nouvelle charte sociale prévoit également une rencontre régionale annuelle de la négociation collective, qui compte parmi ses activités la cérémonie de signature des conventions collectives de travail et la distribution des prix pour les meilleures entreprises citoyennes, la recherche universitaire ou encore le milieu associatif. La commission des «Relations professionnelles» se penchera sur la création d’outils de veille sociale afin d’éviter les conflits et assainir le climat social.
Au programme également: l’organisation d’élections de délégués des salariés, la sensibilisation et l’encouragement des conventions collectives et la lutte contre l’informel. Pour sa part, la commission «Emploi» devra mettre en place un plan visant la réduction des taux de chômage, tout en assurant la coordination entre la CNSS, l’Anapec et l’OFPPT afin de favoriser l’intégration des jeunes chercheurs de l’emploi. Quant à la commission «Parité et lutte contre le travail des enfants», elle veillera, entre autres, à recenser et lutter contre tous les types de discrimination dans les lieux de travail et le travail des enfants. La commission «santé, sécurité et protection sociale» aura pour mission de mettre en place un plan de protection contre les accidents de travail et les maladies professionnelles.

Aziza EL AFFAS

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