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Analyse

Comment se sont comportées les places concurrentes

Par L'Economiste | Edition N°:4429 Le 26/12/2014 | Partager
Johannesburg et Le Caire en forte hausse, Lagos affaibli par la baisse du pétrole
Introduction de 19 entreprises sur les places de la région Mena: 4,1 milliards de dollars levés
Année quasi vierge au niveau réglementaire à Casablanca

Excepté Lagos, les principales places africaines et de la région Mena vont clôturer 2014 en territoire positif. Le principal indice de la Bourse de Casablanca rejoint le mouvement après trois années de baisse. Les levées de fonds sur les marchés de la région Mena ont bondi de 80% à 4,1 milliards de dollars à fin septembre

En 2014, il faudra retenir essentiellement les dix premiers mois du Masi. L’indice a repiqué du nez depuis début novembre pour réduire ses gains à 5,11% en séance mercredi 24 décembre. Une chose est sûre, le marché casablancais devrait quitter les profondeurs du classement parmi les principales places africaines et du Moyen-Orient. La chute du cours du pétrole depuis le début de l’été a pesé en premier sur la Bourse de Lagos. Le principal indice du marché cédait 15,18%. Cette contre-performance ne permet pas à Casablanca de combler son retard sur le marché nigérian. Sa capitalisation s’établit à 53 milliards de dollars contre une valorisation de 60 milliards de dollars pour les entreprises cotées à Lagos. Cela dit, le Nigeria Stock Exchange compte 2,4 fois plus d’entreprises que le marché casablancais. Avec 77 sociétés inscrites à la cote, la Bourse de Casablanca fait à peine mieux que le marché tunisien – la plus petite place des pays de benchmark – qui compte 73 sociétés. L’indice phare de la place s’apprécie de 15,83%. Les indices des deux premières places du continent, Johannesburg et Le Caire, suivent un rythme similaire. Ils avaient déjà bouclé 2013 sur des hausses à deux chiffres.
Sur les marchés du Moyen-Orient, l’Arabie saoudite résiste jusqu’ici à l’effondrement des cours du pétrole. L’indice phare s’améliore de 2,10%. Les autres principales places de la région affichent des hausses plus confortables.
Sur les neuf premiers mois de l’année, 19 entreprises se sont introduites sur les places de la région Mena. Elles ont levé un montant global de 4,1 milliards de dollars en hausse de 80% sur un an. Plus globalement, le nombre d’IPO comptabilisé pour la région Europe Middle East and Africa (EMEA) a atteint 353 en 2014 pour un montant global de 75 milliards de dollars. Cela représente 29% des introductions en Bourse dans le monde en volume et en valeur selon une étude de Ernst & Young. Une seule entreprise, Résidences Dar Saada, a franchi le pas de la Bourse de Casablanca le 18 décembre dernier. Elle a levé l’équivalent de 125 millions de dollars.
Pour la place, la bonne nouvelle est avant tout le changement de cap du Masi après trois années consécutives de baisse. Il reste à savoir si le rebond va se confirmer en 2015. Cela sera nécessaire pour convaincre de nouvelles entreprises à s’introduire. Il faudra également s’attaquer plus sérieusement à la liquidité de la place. Malgré la remontée des cours, les échanges moyens quotidiens sur le marché sont pratiquement insignifiants. Certes, avec la baisse des taux obligataires, la Bourse devrait profiter d’un afflux de fonds des institutionnels. Mais le mouvement serait temporaire le temps que les conditions s’améliorent sur le marché des taux. Ce qui pourrait rétablir durablement l’intérêt pour le marché est la mise en œuvre de la réforme de la Bourse et l’introduction des textes relatifs au développement du marché financier. L’année est restée pratiquement vierge en termes d’introduction de nouveautés au niveau réglementaire, excepté l’opérationnalisation du prêt emprunt de titres. Sauf qu’en l’absence d’un marché à terme l’utilisation de cet instrument est jugée peu intéressante. Dans le même temps, les professionnels de marché relèvent déjà plusieurs lacunes au cadre réglementaire du prêt emprunt de titres. Il faut croire qu’ils n’ont pas été associés à sa rédaction.
F. Fa

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