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Analyse

Bourse: Le Masi en manque de catalyseurs

Par L'Economiste | Edition N°:4429 Le 26/12/2014 | Partager
Les gros volumes sur le marché de blocs ne profitent pas aux indices
CGI, Alliances, Samir… les grands contributeurs à la baisse
Reprise économique, baisse de taux directeur et papiers frais... augurent d’une embellie en 2015

Suivant les estimations au terme du premier semestre, le Masi devait renforcer sa tendance haussière sur les derniers mois de l’année. Cependant, les contre-performances de certaines valeurs ont eu raison de l’indice. Entre le feuilleton CGI, le profit warning de la Samir, les turbulences chez Alliances… le Masi a gommé près de la moitié de ses gains annuels à près de 5%

Le bal des allers-retours reprend, comme chaque fin d’année. Le volume des affaires se revigore et atteint des niveaux exceptionnels. A ce jour, près de 5 milliards de DH ont transité par le marché de blocs. Ce procédé permet aux institutionnels de revaloriser leur portefeuille et de comptabiliser leurs plus ou moins-values. «Cette année, les zinzins sont plus portés sur leur plus-value», commente un professionnel de la place. Les transactions effectuées, ces dernières semaines, ont été observées principalement sur BMCE, Attijariwafa bank, Managem ou encore Maroc Telecom. A quelques jours de la fin 2014, les flux transactionnels réalisés via ces opérations restent en dessous des seuils de l’année précédente. L’introduction en Bourse de Taqa Morocco avait été plus que bénéfique pour le marché. L’action avait enregistré à elle seule un mouvement de 9 milliards de DH. Contrairement à Résidences Dar Saada (RDS), qui, depuis son IPO, pointe vers le bas. Introduit à 215 DH, le titre RDS s’échange désormais à 195 DH. Les investisseurs sont plus portés sur la vente. Ils ont souscrit à un grand nombre de titres pensant en recevoir moins. «Ils se retrouvent du coup avec un surplus d’actions qu’ils sont incapables d’honorer», souligne un analyste financier. Pour d’autres, le timing serait tout bonnement mal choisi. Après 3 ans de baisse, le marché est en phase de correction. «Quand la vague passe, elle tire avec elle toutes les valeurs». A cela s’ajoute un secteur immobilier toujours en perte de vitesse. CGI, au cœur d’un scandale judiciaire reste suspendue et Alliances ferait face à des difficultés financières. «En plus des dettes importantes que l’immobilière a contracté, les bilans d’une de ses filiales du pôle construction serait très mal en point», avance-t-on sur le marché. Une contre-performance qui s’ajoute à celle de Samir. Des opérations de ventes ont été effectuées sur la valeur depuis la chute du prix du pétrole. Le raffineur a même perdu près de 2,4 milliards de DH de capitalisation en l’espace de deux mois. En parallèle, Samir a émis un profit warning sur ses résultats 2014.
C’est ainsi que le Masi a rompu avec les performances enregistrées sur les dix premiers mois de l’année, dilapidant quasiment la moitié de ses gains annuels. Après avoir flirté avec les 14%, l’agrégat de l’ensemble des valeurs se place désormais aux alentours de 5%. Les investisseurs semblent déserter le marché. Or, il s’agirait de la baisse des taux obligataires qui joue sur les arbitrages des institutionnels sur le marché action. En une seule année, les taux obligataires ont accusé une baisse de près de 2 points de pourcentage sur certaines maturités (cf. L’Economiste du 25 décembre). «Les institutionnels se sont positionnés sur des valeurs de rendement en attendant des conditions plus favorables sur les taux. La baisse sur le marché boursier est donc préméditée pour pouvoir percevoir des plus-values l’année prochaine», relève un professionnel de la place. La dégringolade du Masi se poursuivrait alors jusqu’à la fin d’année, prévoit le marché.
Les analystes restent optimistes pour 2015. Le marché actions retrouverait ainsi des couleurs avec l’amélioration de l’environnement économique et la baisse du taux directeur. Les investisseurs semblent aussi optimistes. L’arrivée de papier frais, l’année prochaine, les maintient en haleine. Plusieurs introductions en Bourse sont prévues pour 2015 dont notamment celle de Total Maroc et Marsa Maroc.
A. Lo

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