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Economie

Ecosystèmes industriels
Automobile: De nouveaux constructeurs en route

Par L'Economiste | Edition N°:4420 Le 15/12/2014 | Partager
Trois groupes chinois pressentis
Le Maroc encore peu compétitif sur le foncier

Le câblage est l’une des principales filières matures de l’industrie automobile. Elle absorbe déjà 39.800 emplois. Les filières de la batterie et du métal-emboutissage sont à développés

C’est la course à l’investissement dans l’industrie automobile. En attendant l’officialisation dans les prochaines semaines de l’arrivée de nouveaux constructeurs, l’Association marocaine pour l’industrie et le commerce de l’automobile (Amica) est en discussions avancées avec trois autres enseignes chinoises. Les segments utilitaires (véhicules de transport scolaire ou de marchandises, etc.) sont les plus visés.
Face à l’appétit grandissant des constructeurs asiatiques pour l’Afrique, le Royaume pourrait être cette plateforme d’exportations vers le reste du continent. Les marques Chery, Brilliance ou encore Geely sont déjà sur des ventes record sur les marchés africains. De plus, l’investissement industriel pourrait permettre à ces constructeurs, qui avaient boudé la destination suite à des soucis d’homologation de certains de leurs modèles, de revenir sur le marché. Plusieurs constructeurs asiatiques ont déjà manifesté  leur intérêt pour l’assemblage local. «Des négociations sont en cours pour le montage d’une unité d’assemblage CKD pour des volumes de 50.000 à 100.000 véhicules», explique Hakim Abdelmoumen, président de l’Amica. Sur le sourcing local, les prospections et négociations sont déjà bien avancés avec deux constructeurs. Objectif : développer leur sourcing au Maroc, en passant de 300 millions  à 1 milliard d’euros pour le premier, et de 200 millions à 400 millions d’euros pour le second.
En attendant, l’industrie met en place progressivement ses écosystèmes constructeurs et métiers. Six écosystèmes industriels sont déjà identifiés (câblage, intérieur véhicules/sièges, métal emboutissage, batteries), nécessitant un besoin global en foncier de 275 ha à horizon 2020. Sur ce registre, un gros travail de « renégociation » attend le secteur. Le Maroc est encore loin d’être compétitif sur le coût au mère carré du foncier locatif, même en zone dite franche. L’Espagne, l’une des principales destinations d’investissement concurrentes du Royaume dans le domaine de l’industrie automobile, est à une moyenne de 3 euros/m2. Ce chiffre passe au double (6 euros) dans les zones franches marocaines. «Il nous faudra un important effort de renégociation pour rattraper ce gap», estime le président de l’Amica.
Les professionnels comptent en effet sur les engagements de l’Etat à accompagner la croissance de la filière via la mise à disposition de foncier à un prix attractif. Des incitations sont aussi attendues sur la formation des profils nécessaires au déploiement des écosystèmes, la mise en place de mesures pour développer le niveau d’intégration locale des filières, ainsi que des soutiens directs à l’investissement. A terme, l’industrie automobile devrait générer un chiffre d’affaires additionnel de 24 milliards de DH. Ce chiffre est de 31 milliards de DH en 2013.
Safall FALL

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