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    Analyse

    «Une nouvelle vision de la fonction publique est vitale»

    Par L'Economiste | Edition N°:4410 Le 01/12/2014 | Partager

    Abdelouahed Ourzik, vice-président de l'Observatoire marocain de l'Administration publique

    La mise en place de la régionalisation nécessite de procéder à une refonte globale du système de formation des ressources humaines, tant au niveau des structures centrales de l’Administration qu’à l’échelle territoriale. Pour Abdelouahed Ourzik, c’est dans cette perspective que s’inscrit le projet de loi portant création de l’Ecole nationale supérieure d’administration.

    - L’Economiste: Vous affirmez que la plupart des services de l'Etat enregistrent un manque d'effectifs. Quelles en sont les raisons?
    - Abdelouahed Ourzik: La question n’est pas aussi simple. L’Administration fait actuellement face à un véritable paradoxe. D’une part, il lui est demandé de répondre aux attentes pressantes de la population, par le renforcement de son capital humain sur les plans quantitatif et qualitatif. C’est le cas notamment des secteurs de l’éducation, de la santé et de la justice. D’autre part, on lui demande de réduire, drastiquement, son budget de fonctionnement et sa masse salariale. Face à cette situation, il importe de signaler que l’Administration connaîtra, à l’horizon 2024, un départ massif à la retraite dont les implications futures doivent être, suffisamment, prises en compte.

    - Qu'en est-il de la qualité de ceux qui accompagneront les grands chantiers comme la régionalisation?
    - Le processus de régionalisation est une entreprise de longue haleine et s’inscrit dans une vision d’ensemble. D’où la nécessité de procéder à une refonte globale du système de formation des ressources humaines. C’est sans doute dans cette perspective que s’inscrit le projet de loi portant création de l’Ecole nationale supérieure d’administration. Il est prévu que cette institution soit habilitée à créer des écoles régionales d’administration, ayant pour vocation de former des cadres supérieurs polyvalents, destinés aux administrations publiques et aux collectivités territoriales. Dans ce processus, il est nécessaire qu’un accent particulier soit mis sur le développement des filières en rapport avec les métiers spécifiques aux collectivités locales. Métiers, dont la complexité croissante exige un grand professionnalisme, en vue d’offrir aux citoyens des services et des infrastructures de qualité.

    - L'Administration arrive difficilement à recruter des profils pointus. Comment expliquez-vous ce manque d'attractivité?
    - Contrairement à certains préjugés, l’Administration ne manque pas d’attractivité. Pour être plus précis, les administrations ne présentent pas le même niveau d’attractivité, car chacune offre aux candidats des avantages et des perspectives de carrière différents. Pour construire un système de fonction publique solide et efficace, il est nécessaire, si l’ambition est d’attirer les cadres à haut potentiel, de tout mettre en œuvre pour assurer une égale attractivité entre les secteurs et les départements ministériels.
    Propos recueillis par
    Mohamed CHAOUI

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