Société

«Morocco Solar Festival»: Un premier coup d’essai réussi

Par L'Economiste | Edition N°:4385 Le 23/10/2014 | Partager
Un village solaire en plein air présentant diverses technologies
Le tout terrain 100% électrique présenté en exclusivité mondiale
Un «Space Opera», et un Concert des musiciens de l’Opéra de Paris

Le premier 4x4 électrique présenté en exclusivité mondiale au Morocco Solar Festival

Sous la voûte céleste du désert ouarzazi, et sur une note de Nightcall de Kavinsky, ont démarré les festivités du Morocco Solar Festival le weekend end dernier. Imaginez une scène dressée au milieu de nulle part, des artistes venus de divers horizons, une danseuse toute de bleu vêtue, tournant sur elle-même tel un derviche et une voix envoûtante…  Le « Space Opera » du poète Driss Alaoui Mdaghri commence à faire retentir les sons de ses instruments. Musicalement très éclectique, des tablas indiens au guembri local, « Une étoile m’a dit… », est un voyage interstellaire invitant un enfant à découvrir le cosmos sur des rythmes tantôt endiablés, tantôt  plus calmes ou encore spirituels. Parmi la pléiade d’artistes, Badara Seck, Aziz Sahmaoui, Abdallah Bencherradi ou encore le grand Maalem Abdelkébir Merchane. Tout ceci en prônant un message d’amour, de tolérance et d’ouverture sur la différence, à travers la musique, l’art et la culture où l’on parle qu’un seul et même langage, celui  de l’émotion.
Dans la matinée du samedi, l’ouverture du Village Solaire s’est malheureusement faite sous un soleil timide. Dès l’entrée, on sentait l’odeur du bon pain «tafernoute» que l’on pouvait goûter accompagné d’un petit verre de thé à la menthe. Une multitude d’activités animaient le village, certaines d’entre elles ne pouvaient fonctionner, faute de soleil qui finira par apparaître. Des stands d’exposants internationaux et marocains proposaient leur création avec une idée commune, celle de profiter du soleil, une énergie propre, afin de créer l’énergie de l’avenir. Autour du stand des fours solaires sous forme de parabole, une petite équipe dont quelques espagnols, s’activaient à préparer des tagines, pendant qu’un autre présentait le cuiseur solaire et son fonctionnement avec un système de miroirs placés en face. Etaient présents également, le duo d’étudiants marocains en énergie renouvelable, Redouane El Ferrare et Mohamed Ikkiss, qui ont réalisé une voiturette solaire électrique qui peut rouler jusqu’à 20km/h, également sur le site. L’un des temps fort du festival a été la présentation exclusive du premier 4x4 électrique participant au Paris-Dakar, en présence de Hakima El Haité, ministre de l’Environnement, et Mustapha Bakkoury, président de Masen, partenaire principal du festival. Pour le plaisir et la curiosité des enfants, des ateliers pédagogiques et ludiques leur ont permis de manipuler des minis voitures solaires ou encore de construire des lampes qui fonctionnent à cette énergie. Au centre du site, un objet pour le moins étonnant attirait l’attention des visiteurs : une sculpture musicale sous forme de tête, qui, au moindre mouvement, produit de la musique.
Au même moment, dans un fossé situé dans le village solaire, s’est formé un petit groupe d’artistes en herbe, composé essentiellement d’enfants et de jeunes. A sa tête, le plasticien Abderrahmane Ouardane. Une installation de pierres ne tardera pas à prendre une  dimension artistique après le passage des petits peintres qui leur ont donné vie avec des couleurs. Présents avec eux, Driss Alaoui Mdaghri et les musiciens du Space Opera pour le côté musical. Spontanément, ce banal fossé est devenu un lieu d’inspiration de création, de musique et de danse.
Dans le même dôme du village solaire, les conférences sur  « Le soleil, mythes et réalités »  et de Raphaël Domjan se sont succédées. L’écoaventurier qui a fait le premier tour du monde en bateau solaire a présenté sa nouvelle aventure, le « SolarStratos ».
Samedi soir, lors du concert des musiciens de l’Opera de Paris, la chanteuse Oum et de la Soprano algérienne Amel Brahim Djelloul ont offert des performances des plus émouvantes en solo, comme en duo avec l’hymne à l’amour d’Edith Piaf. 
Pour finir, une table ronde de l’Economiste, qui a regroupé un bon nombre d’acteurs solaires marocains et internationaux, a permis des échanges d’idées sur le développement durable et l’énergie solaire.
Aïda BOUAZZA

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