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    Emploi/Fonction publique
    Bientôt des profils sur mesure

    Par L'Economiste | Edition N°:4230 Le 11/03/2014 | Partager
    Tous les départements ont finalisé leurs référentiels de l’emploi
    Un projet de décret sera présenté au gouvernement fin mars
    Un processus qui traîne depuis 8 ans

    La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences est l’un des principes clés de la stratégie de réforme de l’administration. Par exemple, d’ici 2026, le ministère de la Fonction publique prévoit 14.602 départs à la retraite. L’administration est donc tenue d’adopter la nomenclature d’administration le plutôt possible afin de préparer la relève

    Valoriser les ressources humaines, recruter la bonne personne au bon poste,… des principes au cœur de la stratégie de modernisation du secteur public. Toutefois, le ministère de la Fonction publique ne peut réussir son processus de réforme sans adopter une nomenclature des emplois de l’administration.
    Le département de Mohamed Moubdi a bien compris l’enjeu. D’ici la fin du mois, il prévoit de présenter au Conseil de gouvernement un projet de décret relatif à l’adoption du référentiel de l’emploi et des compétences de l’administration (RECA). Le fruit de toute une série de réunions tenues au sein des différents départements ministériels, sous la houlette de la tutelle. «Cet instrument permettra d’harmoniser le contenu des référentiels de l’emploi et des compétences (REC) préparé par chaque ministère», souligne le ministre. Le RECA sera un précieux outil de gestion des ressources humaines de l’administration. Comment? Ce référentiel, qui n’est autre que le résultat d’un processus enclenché depuis 2006 avec l’élaboration des REC, permettra de préciser les emplois-types de l’administration. «Nous avons lancé la classification des fonctions, la cartographie réelle des postes occupés, la réforme des modalités de recrutement et de mobilité… tout en adoptant des dispositions législatives et réglementaires», ajoute Moubdi.
    Si les REC sont déjà utilisés par quelques départements en interne pour la gestion prévisionnelle des emplois (identification des besoins par exemple), l’adoption du RECA permettra un usage en externe, notamment lors du recrutement. Cette fois-ci, il ne sera plus question de recourir à l’ancienne méthode prévue par le statut de la fonction publique, datant de 1958. C’est-à-dire, diffuser des annonces de  recrutement en indiquant uniquement l’âge et le niveau de formation. Les administrations publieront également les compétences techniques et comportementales requises. 
    «Par ailleurs,  cet outil est susceptible de faciliter la visibilité des besoins futurs en effectif», ajoute le ministre. Ainsi, l’adoption de la démarche d’adéquation entre les emplois dits prioritaires (émergents, en forte transformation ou déclinants) et les profils recrutés sera possible». Néanmoins, l’enjeu majeur aujourd’hui est de réussir à conjuguer à la fois les aspects quantitatifs et qualitatifs et d’allier la gestion prévisionnelle à la gestion des RH. Les référentiels ne sont pas figés dans le temps. Les fiches de poste sont adaptées selon l’évolution du métier ou de la fonction.


    Rajaa DRISSI ALAMI

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