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    ONCF: Les priorités de Khlie à l’horizon 2015

    Par L'Economiste | Edition N°:4204 Le 03/02/2014 | Partager
    Budget 2014: 8 milliards de DH dont 5 milliards pour la LGV
    3 milliards pour la mise à niveau du réseau actuel
    Chiffre d’affaires 2013: 5 milliards de DH

    Sur un montant d’investissements de 33 milliards de DH sur 5 ans (2010-2015),  20 milliards de DH sont consacrés au projet de ligne à grande vitesse (LGV) reliant Tanger à Casablanca et le reste à la modernisation du réseau actuel

    Un chiffre d’affaires de 5 milliards de DH en 2013, supérieur aux attentes, et des projets ambitieux à l’horizon 2015. Tous les indicateurs de l’ONCF sont donc au vert, à en croire Mohamed Rabie Khlie, DG. Lors d’une intervention jeudi 30 janvier à la CFCIM, Khlie a passé en revue les principales réalisations de l’Office, tout en détaillant sa feuille de route 2013-2015.
    L’ONCF a enregistré une croissance, toutes activités confondues, de 3,5% avec un chiffre d'affaires d'environ 3,6 milliards de DH (dont 80% générés par le trafic voyageurs et le reste par le fret) et un chiffre d'affaires de près de 5 milliards de DH avec la consolidation des filiales.
    L’Office a également porté le montant de ses investissements à 33 milliards de DH dans son contrat-programme 2010-2015, en consacrant le montant de 20 milliards de DH pour le projet de ligne à grande vitesse (LGV) reliant Tanger à Casablanca et un montant de 13 milliards de DH pour la modernisation du réseau actuel. «Outre ces 33 milliards de DH, un avenant permettra d’ajouter un montant de 7 à 8 milliards», affirme Khlie.
    Quant au budget 2014, 5e année du cycle de développement de l’Office pour la période 2010-2015, il est de l’ordre de 8 milliards de DH, dont 5 milliards réservés au projet de la ligne à grande vitesse Tanger-Casablanca et 3 milliards à la poursuite de la mise à niveau du réseau classique. Ce cycle de développement a été élaboré sur la base des dispositions du contrat-programme Etat-ONCF et conformément aux orientations de la circulaire gouvernementale relative à la loi de finances 2014.
    Parmi ses projets phares, figurent notamment le triplement de la ligne Casablanca-Kénitra, le doublement de celle entre Settat et Marrakech, le renforcement de la sécurité et des passages à niveau, la poursuite du programme de rénovation du matériel roulant, le renforcement des équipements des gares en tant que plateformes de service de proximité ou encore la construction de zones d’activité logistique…
    A signaler que ce programme consiste à doubler la totalité de la voie ferrée existante sur 140 km entre Settat et Marrakech, qui est actuellement en voie unique.
    Ainsi, le temps de parcours sera réduit de 45 mn entre Marrakech et Casablanca (2h30 mn au lieu de 3h15 mn) et l’offre journalière sera progressivement étoffée pour atteindre 60 trains à l’horizon 2020 contre 18 actuellement, tout en organisant des dessertes cadencées entre Marrakech et Benguerir.
    L’ONCF compte aussi poursuivre son programme de rénovation ou de mise à niveau de 40 gares ainsi que le rajeunissement du parc de locomotives et voitures à la SCIF (réalisé à 50%). L’Office continuera également sa politique de valorisation des gares qui concerne 10 sites avec un total de 200 hectares (hors gares).
    D’ailleurs, un projet est aujourd’hui en cours de réalisation à la gare de Marrakech.
    S’étendant sur une assiette foncière de 39 hectares, ce projet consiste en la construction d’un nouveau pôle urbain multifonctionnel et multiservice, comportant des résidences, des commerces, des hôtels, des bureaux et des espaces verts… Il mobilisera un investissement global de 3 milliards de DH  et sera concrétisé grâce à la délocalisation des activités industrielles (fret et maintenance) vers les sites de Sidi Ghanem et Sidi Bouathmane.
    Rappelons que le réseau ferré est actuellement d'une longueur de 2.210 km dont 1.284 km électrifiés et 600 km à double voie. Il a assuré le transport de plus de 38 millions de passagers et 37 millions de tonnes de marchandises en 2013.
    Par ailleurs, l’état d’avancement du projet de LGV est actuellement de 57%. Le projet, rappelons-le, présente des spécificités géologiques, sismiques… «60% des marchés sont attribués à des entreprises marocaines», affirme Khlie.  
    Selon lui, cette ligne sera bénéfique pour les régions traversées via l'accroissement de la mobilité des personnes, la recomposition urbaine des territoires desservis ou encore l'amélioration de l'attractivité des villes traversées.

    Le pipeline OCP n’aura pas d’impact

    «La mise en service du pipeline phosphatier de l’OCP  n’aura pas d’impact sur les recettes de l’ONCF», rassure Khlie. Certes, 40 à 45% du chiffre d’affaires transport de l’ONCF est réalisé grâce au transport des phosphates. Mais l’OCP compte garder les deux modes de transport pour assurer la sécurité de l’approvisionnement. De même, ce pipeline ne concerne que la ligne Khouribga-Jorf Lasfar, d’autres lignes conservent le mode de transport ferroviaire (Benguerir, Safi, Casablanca…). Le phosphatier compte aussi doubler sa production pour passer de 20 millions à 40 millions de tonnes.

    Aziza EL AFFAS

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