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    Economie Internationale

    Télécoms: Ce que change la 4G

    Par L'Economiste | Edition N°:4167 Le 09/12/2013 | Partager
    L’ultra-haut débit mobile, mais des terminaux plus chers
    Une couverture réseau difficile à mesurer

    Avec tout le bruit médiatique qui l’entoure, pas de doute : la quatrième génération de téléphonie mobile est bien là. Enfin, presque. Entre les différences de couverture 4G entre les opérateurs, les prix élevés des terminaux disponibles… Difficile pour le consommateur de s’y retrouver. Petit retour sur les avantages et les inconvénients d’une technologie dont les opérateurs nous promettent qu’elle sera révolutionnaire.
    Si la 3G permettait déjà de surfer correctement sur le Net depuis son mobile, la 4G devrait bouleverser les usages. Les débits promis par les opérateurs permettraient de surfer aussi vite, voire plus vite, depuis son Smartphone ou sa tablette que depuis son ordinateur. Selon les opérateurs, dix secondes devraient suffire pour télécharger un album de musique, contre deux à trois minutes par l’ADSL. Pour un film d’une heure et demie, on passerait de quinze minutes à moins de trois ! Les forfaits proposés par les opérateurs s’accompagnent aussi d’une augmentation de la quantité de données utilisables par mois. Ce ne sont plus des forfaits à 3 gigaoctets (Go) qui sont proposés, mais plutôt des offres à 6 Go pour Orange, à 9 pour SFR ou Bouygues Telecom et même à 20 avec Free…
    Avant l’arrivée de la 4G, les opérateurs n’avaient pas vraiment promu les forfaits pour tablettes. Ceux-ci restaient trop onéreux et la plupart des consommateurs préféraient utiliser leur ardoise à la maison en Wi-Fi. Mais, avec la 4G, la plupart des opérateurs proposent des offres « multi SIM ». Le client peut avoir plusieurs cartes SIM pour le même forfait : une pour le Smartphone et une autre pour la tablette avec un partage de la quantité de données. Le problème avec la 4G, c’est qu’il faut un matériel adapté. De la même manière qu’il fallait changer de télévision pour accéder à la TNT, il faut changer de Smartphone pour capter le très haut débit mobile. La liste des Smartphones compatibles était jusqu’à récemment assez limitée mais elle commence à s’étoffer. Le hic : ces nouveaux terminaux sont onéreux. Il faut compter plus de 7.000 DH pour un iPhone 5S compatible 4G, et près de 6.000 pour un Samsung Galaxy S4.
    Pour surfer en 4G, encore faut-il que la couverture du réseau de son opérateur soit assurée dans la région où habite le client. Or il est très difficile de s’y retrouver entre les différents discours commerciaux des opérateurs et d’avoir une idée claire de la réalité du déploiement de leurs infrastructures. L’Agence nationale des fréquences, chargée du contrôle des fréquences hertziennes, publie régulièrement le nombre d’antennes 4G autorisées et «allumées», mais elle ne dit pas où elles se trouvent précisément.

    La bataille des opérateurs

    La première réponse à l’offensive de Free Mobile dans la 4G ne s’est pas faite attendre. Elle provient de Bouygues Telecom qui a confirmé que sa filiale low cost B&You lancerait «bientôt» une offre 4G. A la surprise générale, Free Mobile a lancé mardi une offre 4G au même prix que la 3G, c’est-à-dire moins de 20 euros. Cette annonce a été sévèrement critiquée par ses concurrents, qui ont notamment souligné la faiblesse de son réseau existant qui ne comprend aujourd’hui que 700 antennes. Orange, SFR et Bouygues Telecom n’avaient pas caché leur espoir de regagner de la valeur avec cette nouvelle technologie en la vendant plus chère que leurs offres 3G. Le coup de force de Xavier Niel a poussé ses concurrents à réagir et jeudi 5 décembre au matin, la directrice marketing de B&You publiait un tweet annonçant que la 4G ferait «bientôt» partie des services lancés par l’opérateur low-cost. Bouygues Telecom n’a cependant donné aucun détails sur les tarifs ni le calendrier.
    L’opérateur couvre 63% de la population en 4G depuis le lancement de son réseau le 1er octobre, ce qui représente une avance importante sur ses concurrents SFR et Orange qui atteindront 40% à 50% de couverture d’ici à la fin de l’année. Son offre 4G la moins chère frôle les 30 euros par mois. L’avance en termes de couverture de Bouygues est liée à l’autorisation qu’il avait reçue de tirer parti d’une fréquence qu’il utilisait auparavant pour la 2G (voix seule) pour faire passer le très haut débit mobile. Ce qui lui confère, au moins pour quelques mois, un avantage compétitif certain sur ses concurrents.

    Ab. N.

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