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Economie

Chambres de commerce: Un grand nettoyage en préparation

Par L'Economiste | Edition N°:4162 Le 02/12/2013 | Partager
Un plan d’action pour les repositionner en tant qu’acteur incontournable
Révision du code électoral et de la structure des ressources financières
La Fédération veut amender le nouveau statut de ces structures

Moulay Hafid Elalamy s’est dit prêt à conclure un contrat-programme avec les Chambres de commerce qui «fixera des objectifs clairs, assortis de mesures opérationnelles, concrètes avec des échéanciers et des indicateurs de performance»

Driss Houat veut dépoussiérer les Chambres de commerce, d’industrie et de services (CCIS). Pour y parvenir, le président de la Fédération des CCIS a préparé un plan stratégique de modernisation de ces structures considérées comme des chambres d’enregistrement des décisions de l’Administration. Cette nouvelle feuille de route a été présentée au nouveau ministre de tutelle, Moulay Hafid Elalamy qui était accompagné de son collègue Mohamed Abbou, en charge du Commerce extérieur et de Mamoun Bouhdoud (PME et intégration du secteur informel). L’objectif de cette feuille de route, qui comprend une série de recommandations, est de remédier aux maux dont souffrent les CCIS. Il s’agit notamment de «l’incapacité d’accompagner un contexte économique en perpétuelle mutation et de la faiblesse des moyens financiers», a souligné Driss Houat. D’autant que «le Souverain a appelé à faire de ces chambres un véritable levier de l’investissement», a rappelé Moulay Hafid Elalamy, qui a insisté sur l’urgence de repenser le partenariat entre les CCIS et le gouvernement. Selon lui, cette nouvelle conception devrait insuffler une nouvelle dynamique aux chambres de commerce, leur permettant ainsi de gagner en efficacité. Elle devrait également «renforcer leur rôle en tant que relais du ministère pour mobiliser et sensibiliser les entreprises à adhérer aux stratégies sectorielles mises en place par le gouvernement», a-t-il indiqué. En tout cas, cette réforme est tant attendue par les présidents des 28 Chambres de commerce que compte le Maroc. Car, au-delà de leur légitimité naturelle en tant qu’institutions constitutionnelles, les CCIS représentent le plus grand réseau d’opérateurs économiques au niveau local.
Ainsi, l’un des axes phares du plan d’action concerne la révision de la structure budgétaire des Chambres de commerce. Celles-ci ne veulent plus se contenter du produit du décime additionnel à la patente, mais ambitionnent de développer leurs propres ressources. Dans le même ordre, l’application de la convention relative à la création d’un Fonds de financement des projets d’investissements approuvés par les CCIS est également attendue. A cela s’ajoute la mise en œuvre des dispositions du nouveau statut régissant ces structures. Le but est d’activer leur représentativité dans les conseils d’administration des établissements publics et agences situés dans leur ressort territorial.
Un autre point important de la nouvelle feuille de route porte sur le code électoral des membres des Chambres de commerce. La Fédération appelle à la révision des listes actuelles dans le cadre de la circulaire qui impose la patente et l’inscription au registre de commerce pour justifier l’exercice de la profession. Car, «de nombreux membres des CCIS sont toujours inscrits sur les listes alors qu’ils n’exercent plus la profession», a précisé Driss Houat.
Mieux encore, Driss Houat veut conclure avec le gouvernement un contrat-programme en guise de cadre de référence pour une action visant le repositionnement des CCIS et leur fédération. Car, actuellement, «les CCIS demeurent marginalisées dans les prises de décision. Ce manque de coordination avec le gouvernement est flagrant», a rappelé le président de la Fédération. Celui-ci ambitionne également de signer un autre contrat de performance avec le département de Moulay Hafid Elalamy. Il s’agira d’un planning fixant les engagements de chaque partie prenante. Les CCIS s’engagent à développer davantage les services fournis aux entreprises, à renforcer les projets d’intérêt économique, à organiser des manifestations économiques et à promouvoir les produits marocains. Et ce, via la création de services de veille, la mise en place d’espaces dédiés à la promotion de l’entrepreneuriat et de services d’accompagnement des entreprises à l’international. Visiblement, ces propositions ont été bien accueillies par  Elalamy qui a promis que la prochaine étape sera de conclure un contrat-programme, définissant les responsabilités et les engagements de chaque partie. D’ailleurs, son département s’engage déjà à accompagner les Chambres de commerce pour acquérir plus de professionnalisme en mettant à leur disposition un manuel des procédures du management et de gestion, en les soutenant techniquement, et en renforçant leurs moyens financiers nécessaires pour la réalisation de projets d’investissement. Ce qui fera de ces «CCIS une véritable force de proposition à même de développer de nouvelles prestations à forte valeur ajoutée en phase avec les besoins des ressortissants».
A noter que parallèlement à ce plan d’action, la Fédération de Driss Houat veut également amender le nouveau statut des Chambres de commerce. Un texte adopté après plusieurs années d’attente. Houat explique «qu’il fallait adopter rapidement ce texte en raison des élections des présidents des Chambres». Mais aujourd’hui, une série d’amendements est prévue pour remédier aux failles de la nouvelle réglementation. La Fédération tiendra d’ailleurs son assemblée générale ce mercredi pour valider ces amendements.

Un forum sur le secteur informel en 2014

Driss Houat, président de la Fédération des Chambres de commerce, a saisi l’occasion pour présenter les principales actions 2014 de sa fédération. Parmi elles, l’organisation du Forum international des affaires qui se tiendra à Marrakech. S’y ajoute un Forum national sur le secteur informel en collaboration avec le ministère de l’Intérieur, les associations des commerçants et les collectivités locales. L’objectif est de sortir avec des recommandations qui devront servir de base à un projet de stratégie nationale de lutte contre l’économie informelle.

Hajar BENEZHA

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