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Education nationale
Des pistes pour bousculer les inerties

Par L'Economiste | Edition N°:4148 Le 11/11/2013 | Partager
Renforcer l’accès et améliorer la qualité de l’enseignement
Adapter la formation et l’apprentissage au marché de l’emploi

QUE de chantiers qui n’aboutissent pas. Les tentatives de réforme de l’éducation remontent aux premières années de l’indépendance. Entre l’arabisation et l’adaptation du contenu de l’enseignement aux spécificités culturelles et sociales du pays, nombreux sont les plans d’action qui n’ont point abouti. Le plus vaste programme de réforme ayant été lancé il y a moins d’une quinzaine d’années avec l’adoption en 1999 de la Charte nationale d’éducation et de formation. Ce texte a fait de la période 2000-2009 la  «décennie de l’éducation» en hissant le secteur au rang de priorité nationale. Suivra alors, en 2009, le «Plan d’urgence» pour pallier justement les insuffisances de la Charte. Mais dans les deux cas de figure, les axes prioritaires restent les mêmes. Le  premier axe consacre l’accès pour tous à l’éducation. C’est le principe de l’équité. Les investissements d’infrastructure consentis ces dix dernières années et les aides accordées aux élèves les plus démunis ont permis en effet d’augmenter les taux de scolarisation. Ils sont passés de 52,4 à 98,2% pour le primaire, de 17,5 à 56,7% pour le premier cycle secondaire et de 6,1 à 32,4% pour le deuxième cycle secondaire. La situation s’est aussi améliorée puisque les écarts entre les garçons citadins et les filles rurales ont été ramenés à moins de 4 points lors de la rentrée scolaire 2013. Mais après le primaire, des inégalités persistent entre filles et garçons et entre les milieux urbain et rural. Ainsi, dans le premier cycle du secondaire, le taux net de scolarisation atteint 79% pour les garçons des villes mais seulement 26% pour les filles des campagnes. Ce décalage est peut-être le signe de la sensibilité sociale et culturelle qui continue d’entourer l’éducation des filles en milieu rural. Mais il trouve aussi son explication dans le manque d’infrastructures adaptées aux besoins des écolières rurales et l’éloignement des établissements des lieux d’habitation.
Au-delà de l’accès, la qualité de l’enseignement et de l’apprentissage constitue le pilier de tout système scolaire. Le Maroc a certes réalisé des progrès en réactualisant les programmes pédagogiques et en créant des centres régionaux de formation des enseignants. Mais le problème du contenu de l’enseignement reste entier. Il s’agit donc d’entretenir la dynamique de la réforme. Ceci passe par la modernisation continue des manuels et de l’harmonisation des langues d’enseignement tout au long du cursus. Ce qui permettrait d’améliorer les pratiques didactiques et d’éviter les incohérences et le gaspillage de ressources. Avec comme objectif primordial, l’adéquation de la formation aux besoins du marché de travail. Une revendication que tout le monde affiche mais pas encore satisfaite. Bien au contraire, de plus en plus de jeunes qualifiés et formés ont du mal à décrocher un emploi sur un marché devenu plus exigeant. De plus le système éducatif ne dispense pas l’orientation et le conseil nécessaires en ce qui concerne les compétences professionnelles les plus recherchées. Reste aussi, la refonte de la gouvernance et de la gestion des ressources.

Réhabiliter le Conseil supérieur de l’enseignement

LE principal acteur devant piloter la réforme de l’Education nationale est le Conseil supérieur de l’enseignement. Sa réhabilitation a été annoncée dans le discours royal du 20 août dernier. Il est composé d’une centaine de membres, issus de cabinets ministériels, du Parlement, d’organismes publics aux missions spécifiques, d’universités, de syndicats d’enseignants, d’associations de parents d’élèves, d’organisations estudiantines et d’ONG.
Le CSE incarne la diversité de la société marocaine et représente une source permanente et indépendante de suivi et d’évaluation, deux facteurs essentiels pour le suivi des politiques publiques dans le domaine de l’éducation.

A. G.

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