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Economie Internationale

La Turquie renoue avec une croissance forte

Par L'Economiste | Edition N°:4111 Le 12/09/2013 | Partager
Le PIB en hausse de 4,4% au deuxième trimestre
La volatilité des financements extérieurs à surveiller

Points forts
.Dynamisme du secteur privé et qualité de la main-d’œuvre
.Position régionale pivot du pays, qui renforce l’attractivité du marché turc
.Vitalité démographique
.Finances publiques maîtrisées
.Secteur bancaire assaini et résilient

Points faibles
.Epargne domestique insuffisante
.Forte dépendance aux capitaux étrangers
.Augmentation de l’endettement extérieur des entreprises qui accroît leur exposition au risque de change
.La question kurde reste une source d’instabilité sociale et politique
.Faible perspective d’avancée des négociations avec l’UE, notamment en raison de la question chypriote

MALGRÉ les tensions qui persistent (1), l’économie turque a enregistré une croissance de 4,4% au deuxième trimestre 2013, d’après l’Institut turc de la statistique (Tüik). Ce chiffre est à faire pâtir d’envie la plupart des pays européens où la croissance était préalablement de 1%.
Les responsables s’attendent par ailleurs à une contribution positive des exportations grâce à la reprise dans l’UE.
A l’instar d’autres pays émergents, l’économie turque a traversé une période difficile. Un malaise qui intervient suite à l’annonce de la Fed (Banque centrale américaine) de son intention de réduire ses injections de liquidités. Des facteurs qui ont entraîné une avalanche de dépréciation des monnaies de nombreux pays émergents. Malgré cela, Ankara dispose de réserves de changes satisfaisantes (4 mois d’importations), d’après Coface, le groupe d’assurance-crédit.
Cette aversion généralisée pour le risque met à rude épreuve les entreprises turques fortement endettées en devises étrangères, d’après les experts.
D’autre part, les finances publiques sont orientées par le programme gouvernemental triennal 2013-2015. Le déficit public sera ramené à 2,2% du PIB en 2013, avec un objectif de diminution graduelle jusqu’à 1,8% en 2015.
Le gouvernement a prévu d’accroître les recettes de l’Etat en augmentant les taxes payées par les automobilistes et les prix de l’alcool et du tabac. Une troisième mesure concerne la fin de l’exonération de taxes pour les sociétés d’investissement.
Coface prévoit un léger rebond de la croissance en 2013 (voir infographie). Même si celle du crédit devrait légèrement accélérer au second semestre 2013, l’investissement, principal moteur de l’économie turque en 2010 et 2011, ne la portera toutefois pas au-delà de son potentiel (4-5%). Sur le plan sectoriel, l’agroalimentaire se comportera bien en 2013. En effet, la qualité de la production devrait continuer de stimuler les investissements, d’après les économistes de Coface. Un crédit plus abondant profitera aussi à la consommation des ménages. Toutefois, le chômage qui s’est légèrement dégradé en 2012 devrait demeurer à 9% de la population active (9,6% en mai 2013).
Une autre étude d’Axa Investment Managers avait indiqué que si les tensions politiques s’accentuent, les investissements de portefeuille en Turquie pourraient reculer (cf. notre édition N° 4055 du 18/06/2013, Turquie: Gros risque sur les investissements).
Par ailleurs, la Turquie est bien intégrée dans la communauté internationale, précise Coface. Face à l’ambiguïté des Européens, le véto chypriote et la question arménienne, la perspective d’une adhésion à l’UE semble s’éloigner. Le pays se tourne donc davantage vers le Moyen-Orient. Mais le pays est désormais en crise ouverte avec la Syrie alors que les tensions avec la minorité kurde restent fortes.

L’euro dollarisation, une contrainte

LE système bancaire turc est bien capitalisé, indique Coface. Le taux de pénétration bancaire a très sensiblement augmenté ces dernières années, signe de la confiance grandissante de la Turquie dans son économie et son système bancaire. Néanmoins, même si les banques ne sont pas directement exposées au risque de change, grâce aux opérations hors bilan (swaps de change et de taux), l’euro dollarisation du système financier demeure une contrainte importante.

Fatim-Zahra TOHRY
(1) Le décès d’un manifestant a entraîné une recrudescence des manifestations dans toute la Turquie,  mardi 10 septembre, dont certaines se sont conclues par des heurts avec la police.

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