Culture

«Rock the Casbah»
Deuxième essai pour Laïla Marrakchi

Par | Edition N°:4103 Le 02/09/2013 | Partager

Après “Marock”, Laïla Marrakchi sort un deuxième long-métrage: «Rock the Casbah». Un film haut en couleurs dont la sortie est prévue pour le 18 septembre
 

En 2005, «Marock», le premier film de Laïla Marrakchi consacré à la jeunesse dorée de Casablanca, suscitait de vives polémiques et défrayait la chronique.
Aujourd’hui, la réalisatrice revient avec un nouveau long-métrage : «Rock the Casbah» qui sortira dans les salles le 18 septembre. Un film poignant, qui fait tout autant rire que pleurer, porté par un casting de choix.

- L’Economiste: Depuis «Marock», quels ont été vos projets?
- Laïla Marrakchi: Je voulais faire un film sur la famille Oufkir mais il n’a pas abouti parce qu’on a eu du mal à le financer. Je suis assez contente, c’était un peu trop tôt et il n’est pas évident de faire un deuxième film sur un sujet aussi lourd. Malgré le fait que j’avais un gros producteur (ndlr «The Artist»),  il y avait une certaine réticence par rapport à ce film.
- Pour revenir à «Rock the Casbah», le casting était clair pour vous dès le départ?
- En ce qui concerne Morjana Alaoui, je la voyais dans le rôle de Sofia depuis le début. D’autant plus qu’elle est anglophone (son personnage revient des Etats-Unis). J’avais également envie de faire jouer Nadine Labaki, son rôle lui était destiné depuis le départ. Après, il fallait créer une famille cohérente autour d’elles, ce qui était un véritable challenge. On commence avec une ou deux actrices, ensuite, on se demande qui va faire la mère, la fille…

- Nadine Labaki est Libanaise, Hiam Abbass et Lubna Azabal sont Palestiniennes, n’aviez-vous pas peur que cela se ressent dans le film?
- J’avais quelques appréhensions mais les anglophones le font bien! Je ne fais pas du reportage ou du documentaire mais un film de fiction. Ce qui est essentiel, c’est qu’il y a une langue commune qui est le français.
Globalement, je pense qu’il faut se permettre cette liberté. J’avais envie de tourner avec ces artistes, elles ont beaucoup travaillé leurs accents. Je pense qu’il ne faut pas se limiter au cinéma!
- Comment avez-vous réussi l’exploit de faire participer Omar Sharif dans votre film?
- J’ai eu beaucoup de chance, il ne tourne plus depuis longtemps. J’ai contacté son agent à Paris et le scénario lui a beaucoup plu. Je pense qu’il avait envie de s’amuser un peu. Et moi, depuis le départ, j’avais besoin que ce rôle de patriarche qui décède et dont le fantôme plane sur la famille soit tenu par un acteur connu. Il fallait quelqu’un qui soit dans la mémoire collective. Omar Sharif, c’est un peu une histoire révolue dans le cinéma arabe. Et c’est ce que raconte le film: le patriarche qui s’en va et tout qui finit par basculer.

- Comment se sont déroulés ces 33 jours de tournage autour d’autant de fortes personnalités?
- C’était compliqué parce qu’on n’avait pas beaucoup de temps pour le tournage et qu’on avait de grosses scènes de figuration… C’était très dur à mettre en place. Avec les actrices, tout s’est très bien passé. Nadine Labaki est réalisatrice, Hiam Abbass aussi.


Propos recueillis par Sanaa EDDAÏF

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