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    Fès: City Bus réintègre une partie des grévistes

    Par L'Economiste | Edition N°:4089 Le 06/08/2013 | Partager
    50 salariés ont recouvré leurs postes, après… des excuses
    D’autres démissionnaires préfèrent la voie du militantisme

    Limogés pour abandon de poste, selon leur employeur, des centaines de salariés (501 selon l’UMT, 389 selon City Bus) manifestent régulièrement depuis mai dernier. La société City Bus a décidé de réintégrer 51 de ses anciens salariés, après qu’ils aient reconnu leurs torts. Les négociations restent ouvertes

    ALORS que le conseil de la ville de Fès tenait sa session du mois de juillet, des slogans hostiles à Hamid Chabat se levaient à quelques mètres de la mairie. Ces hommes ne sont autres que des employés de City Bus au chômage depuis plusieurs mois.
    Limogés pour abandon de poste, selon leur employeur, des centaines de salariés (501 selon l’UMT, 389 selon City Bus) manifestent régulièrement depuis mai dernier. «La Constitution nous garantit la liberté syndicale alors que notre société nous impose l’UGTM comme seul syndicat représentatif. Nous avons le droit d’appartenir au syndicat de notre choix et nous avons opté pour l’UMT», clament les grévistes. Au passage, «ils dénoncent un complot qui aurait conduit la Ratuf à une faillite orchestrée pour la concéder finalement à un opérateur privé». Les manifestants parlent d’un marché pour le moins «douteux qui n’est que l’aboutissement de la mauvaise gestion de Chabat». Ce dernier se défend d’ailleurs contre toutes ces accusations. Lors de la session du mois de juillet, Allal Amraoui, 1er vice-maire, a rappelé à cet égard que «la 1re manifestation à l’encontre du secrétaire général du PI, au sein de la City Bus, s’est tenue le 13 mai coïncidant avec la décision de l’Istiqlal de se retirer du gouvernement». «Menée par les Pjdistes comme prolongement du conflit gouvernemental opposant le PJD à l’Istiqlal, cette tension se serait transformée en guerre des rues à Fès», ajoute Amraoui. Selon lui, «des enregistrements vidéo montraient bien des élus PJD voulant créer des points de tension un peu partout dans des secteurs vitaux (transport, ramassage des ordures…) pour «troubler» la ville». Des propos que le PJD rejette en bloc. Ses partisans dénoncent «des tentatives de politiser des protestations à caractère syndical afin de cacher les défaillances de la gestion de la chose publique».
    Victime de ces troubles, City Bus affirme, par le biais de son avocat, Zouhir Laalyoui, «qu’au début, il était difficile de comprendre les raisons qui ont poussé les salariés à commettre ces délits». D’autant plus qu’ils sont survenus sans préavis, de manière inattendue et injustifiée, le 13 mai. Toutefois, la société dit «n’avoir aucun rapport avec les conflits de nature syndicale ou politique». Pour ses dirigeants, «ces employés ont décidé d’abandonner leur poste, entravant par là même la bonne marche de l’entreprise». La société a pris, ainsi, toutes les mesures légales, conformément au Code du travail, en les invitant oralement par téléphone, puis par écrit, à rejoindre leur poste. Mais en vain. Pris en otages par les grévistes, les responsables de la société ont été contraints de quitter les lieux et de faire intervenir les forces de l’ordre, en vertu d’une décision de justice. D’importants dégâts matériels ont été enregistrés et impacté le transport urbain de Fès pendant plus de 15 jours. «Nous n’avons limogé ces employés qu’après avoir eu recours à tous les moyens de réconciliation possibles», justifie City Bus. Et ce n’est qu’après moult grèves, sit-in, marches de protestation... que les autorités locales ont reconnu, début juillet, le nouveau bureau syndical UMT constitué par les employés licenciés.
    Limogés «légalement», ces derniers n’ont de recours que demander «des excuses» à leur employeur. Lequel a certes recruté depuis le début de ce conflit plus de 300 personnes en remplacement des démissionnaires. «Il a toujours respecté ses engagements contractuels vis-à-vis de ses employés et des autorités délégantes». Depuis son arrivée en septembre, la société dit avoir beaucoup investi dans le social en faisant don d’un million de DH aux œuvres sociales et en envoyant, à ses propres frais, 15 employés à La Mecque.
    Il est à noter enfin que malgré tout, City Bus a décidé de réintégrer 51 de ses anciens salariés. «Ils ont recouvré leurs postes, après avoir formulé leur demande et reconnu les torts qu’ils ont causés à la société et le fait d’être impliqués inconsciemment dans ce conflit… la porte de la négociation est toujours ouverte», conclut le responsable de la société.

    Violence

    EN juillet dernier, l’UMT a dénoncé une vague de violences et d’arrestations dont ont été victimes des manifestants ainsi que ses militants à Fès. Ces violences seraient survenues lors des sit-in organisés sur la voie publique. En fait, les manifestants occupaient régulièrement les voiries des avenues Hassan II et Saadiyine. Pour éviter l’encombrement, les forces de l’ordre sont intervenues avec force.

    De notre correspondant, Youness SAAD ALAMI

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