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    Régions

    Souss/Agriculture
    Le projet de dessalement inévitable

    Par L'Economiste | Edition N°:4089 Le 06/08/2013 | Partager
    Le financement du projet par le FADES, à l’étude
    Le coût du programme est estimé à 2,5 milliards de DH

    Lorsque le projet verra le jour, il devra permettre dans un premier temps d’irriguer 10.000 ha dans la zone de Chtouka à partir de la station de dessalement envisagée à Tifnit

    DU nouveau dans le dossier du dessalement d’eau de mer pour l’irrigation. En effet, selon des sources proches du dossier, la problématique du financement pourrait bien être résolue très bientôt. Il est question aujourd’hui d’un éventuel financement à travers un prêt du Fonds arabe de développement économique et social (FADES). L’institution qui devrait tenir prochainement son conseil d’administration pourrait prendre une décision sur la question. Ce sont près de 2,5 milliards de DH qui sont nécessaires pour concrétiser cet inéluctable programme d’envergure.
    En effet, pour le secteur agricole, l’alternative du dessalement s’avère indispensable. Ainsi baptisé, le projet Chtouka est en fait une composante intégrale du Plan agricole régional (PAR). «C’est un projet vital et stratégique pour la région. D’autant plus que le risque de salinité de la nappe phréatique ne cesse d’augmenter dans les zones irriguées sans compter que dans ce périmètre il n’y a pas d’eau par endroits, notamment autour de Biougra», indique un producteur de maraîchages. Les enjeux d’un tel chantier, premier projet en Afrique dans le cadre d’un partenariat public-privé, sont immenses. Et l’étude de préfaisabilité, réalisée par le département de l’Agriculture avec le soutien de la FAO, et celle de faisabilité, effectuée par l’Agence du bassin hydraulique du Souss-Massa-Drâa, ont mis en exergue que le projet est indispensable. Pour l’heure, il a été décidé de lancer le processus de mise en place du projet en faveur de 10.000 ha dans la zone de Chtouka qui seront irrigués à partir d’une station de dessalement envisagée à Tifnit. A ce sujet une étude d’impact a été réalisée et soumise à examen. Il restera aussi à conclure un contrat de nappe avec les agriculteurs concernés, de manière à diminuer la pression sur la nappe phréatique. Il faut souligner dans ce contexte que le déficit hydraulique de 60 millions de m3 enregistré annuellement au niveau de la nappe phréatique justifie pleinement un tel projet. Ceci surtout que ses retombées sur le secteur seraient très grandes en termes de développement et d’investissement. «Cela nous permettra d’investir dans des extensions de superficies même en dehors des périmètres irrigués», explique un agriculteur. Pour l’heure, le Souss est approvisionné par des eaux de surface (barrages) et des eaux souterraines (nappe phréatique). Les investissements réalisés ces toutes dernières années permettent de couvrir les besoins de la zone jusqu’en 2015, est-il indiqué. Pour ce qui est de l’agriculture, en absence de dessalement d’eau de mer dans l’avenir, le secteur agricole dans la région pourrait accuser un manque à gagner estimé à 500 millions de DH par an, sans compter 15.000 emplois perdus annuellement.

    Consommation

    LE secteur agricole est le plus gros consommateur d’eau avec 994 millions de m3/an dont 412 millions de m3/an d’eaux de surface et 582 millions de m3 /an d’eaux souterraines. La zone d’action de l’Office régional du Souss-Massa absorbe 889 millions de m3 par an, soit près de 90% de la demande globale. Une situation qui rappelle que l’économie de l’eau et la gestion rationnelle de la ressource sont incontournables dans la région.
    L’Agence du bassin hydraulique Souss-Massa mise également sur la solution de la réutilisation des eaux usées. Sur l’ensemble du bassin Souss-Massa, les rejets liquides d’eaux usées s’élèvent aujourd’hui approximativement à 25 millions de m3. Le potentiel prévisionnel est de 50 millions de m3/an en 2030. Reste plus qu’à en tirer vraiment profit.

    De notre correspondante, Malika ALAMI

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