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    Marrakech: la Faculté de droit en sureffectif

    Par L'Economiste | Edition N°:4083 Le 26/07/2013 | Partager
    18.900 étudiants pour une capacité de 5.000 places
    L’institution accueille 24% de l’effectif global des étudiants de la région
    Ses demandes de renforcement des équipes restent lettre morte

    En plus d’un sureffectif, la Faculté des sciences juridiques de Marrakech est le théâtre incessant de scènes d’affrontements entre étudiants qui nécessitent l’intervention des forces de l’ordre comme ci-dessus en 2012

    S’IL y a une faculté sous pression à Marrakech, c’est bien la Faculté des sciences juridiques, économiques et sociales (FSJES). Cette faculté créée en 1979 pour répondre aux effectifs de plus en plus élevés des bacheliers provenant du centre et du sud affronte la gestion des sureffectifs avec un encombrement dans les salles et les amphis. Elle accueille 24 % de l’effectif global de l’université Cadi Ayyad.  Soit quelque 18.900 étudiants alors que ses capacités ne dépassent pas les 5.000 places. Ce déficit inquiète les professeurs et l’encadrement administratif de l’institution  qui a tenu une réunion extraordinaire pour dénoncer le manque de moyens de la faculté. L’année qui vient de s’achever était déjà très difficile pour la faculté avec un surplus de 14.000 étudiants. Cela s’est traduit par un encombrement  dans les salles et les amphis avec un impact sur le bon déroulement des enseignements. Pour les membres du conseil de l’établissement, la FSJES a besoin d’un plan d’urgence pour la gestion de ces sureffectif et surtout une restructuration à très court terme. Sans cela, la faculté ne pourra garantir de réelles conditions pédagogiques. «C’est à la présidence de prendre ses responsabilités pour régler le problème de la faculté».  Une mise en garde que le conseil de l’établissement a donnée avant les débuts des inscriptions pour la prochaine année universitaire.
    En effet, comme chaque année, c’est la FSJES qui reçoit le plus grand lot des nouveaux bacheliers alors que ses demandes de renforcement des équipes administratives et pédagogiques restent lettre morte. «Malgré le peu de moyens, les enseignants et l’administration de la faculté ont fourni des efforts considérables pour rattraper le retard de 2012 et respecter les exigences des cahiers des charges des filières, mais ne sauraient continuer à travailler de la sorte», insistent les membres du conseil de l’établissement. Pour le président de l’université Cadi Ayyad, Abdellatif Miraoui, le problème de sureffectif ne concerne pas uniquement la faculté des sciences juridiques mais l’ensemble des établissements à accès ouvert dont le nombre d’étudiants augmente de 30% chaque année. A ce rythme, l’effectif devra atteindre les 80.000 étudiants en 2016. L’université est d’ailleurs  en train de finaliser les études pour un nouveau campus intégré à Tamansourt où sera installé ce nouveau site sur 165 hectares. Outre le sureffectif, la Faculté des sciences juridiques et économiques de Marrakech rencontre aussi des problèmes de sécurité. D’autant plus que depuis 2004, tout est prétexte pour tenir une grève au sein de cette faculté qui devient une scène d’affrontements violents  périodiques menaçant la vie estudiantine. Les étudiants protestataires n’hésitent pas  à s’en prendre aux professeurs et à l’administration surtout en période des examens. En 2012, la Faculté des sciences juridiques avait même connu de grandes perturbations lors des examens qui ont failli mener à une année blanche.

    Nouvelles condamnations pour les fauteurs de trouble

    DES étudiants de la Faculté des sciences juridiques de Cadi Ayyad viennent d’être condamnés pour détention d’armes blanches, dégradation d’établissements publics et agression de fonctionnaires et d’agents de sécurité. Le  tribunal d’appel vient en effet de confirmer le verdict du 29 juin prononcé par le tribunal de 1re instance. Ainsi, 10 étudiants appartenant à un mouvement gauchiste ont été condamnés à des peines allant de 2 à trois ans. Les arrestations remontent à mars 2013 après une énième confrontation entre étudiants et agents d’autorité.

    De notre correspondante,
    Badra BERRISSOULE

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