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Fès: L’Institut français anime les Nuits du Ramadan

Par L'Economiste | Edition N°:4083 Le 26/07/2013 | Partager
Emel Mathlouthi, Hmadchas, orchestre de Barbès… en tête d’affiche
50 concerts programmés un peu partout

La jeune chanteuse tunisienne Emel Mathlouthi, finaliste de la première édition du Prix RMC Moyen-Orient 2006,  a captivé le public fassi lors du festival des «nuits du ramadan»

L’Institut français de Fès a inauguré lundi dernier les «Nuits du Ramadan» avec un spectacle grandiose. Tenue au musée Batha, cette première soirée a été animée par Hmadchas de Fès et Emel Mathlouthi. Cette chanteuse tunisienne, auteur-compositeur engagée est finaliste de la première édition du Prix RMC Moyen-Orient 2006. A Fès, Mathlouthi a captivé le public par sa célèbre chanson «Klemti horra» (ma parole est libre). Un titre considéré comme un hymne informel au soulèvement populaire tunisien en 2011. La jeune (23 ans) artiste sort en mars 2013 une nouvelle chanson intitulée «Ma Katlou Had», en hommage à l’opposant politique Chokri Belaïd assassiné le 6 février. Chantés en arabe, avec des escapades en français, en anglais et en espagnol, ses titres sont «inspirés de moments-clés de sa vie et du monde». Une recette qui semble bien marcher, en témoigne d’ailleurs le franc succès qu’a connu son spectacle.
D’autres artistes figurent à l’affiche de cette 2e édition des «Nuits du Ramadan» et ce jusqu’au 28 juillet. Pour les responsables de l’Institut français, les spectacles s’étendent à tout le Royaume (Agadir, Casablanca, El Jadida, Essaouira, Fès, Kénitra, Marrakech, Meknès, Rabat, Safi, Tanger et Tétouan). Ils s’articulent autour des cultures musicales du pourtour  méditerranéen (Algérie, Egypte, Espagne, France, Palestine et Tunisie), enrichis par la présence d’un groupe venu de Mongolie. Sonorités orientales, maghrébines, flamenco, soul, fusion, danse traditionnelle seront à l’honneur. Les rythmes, placés sous le signe du métissage culturel, transcendent ainsi les frontières.
L’objectif, selon les initiateurs de ce programme, est d’attirer 100.000 spectateurs et de leur faire découvrir les musiques d’ici et d’ailleurs. A noter que 50 concerts sont programmés un peu partout au Maroc. Une semaine durant, des artistes comme Abidat R’ma d’El Jadida, Maâlma Lili de Meknès ou encore les Issaouas de Meknès sont attendus sur les différentes scènes. Pour Fès, la deuxième nuit du 23 juillet a été animée par l’orchestre national de Barbès. Ce célèbre groupe fondé en 1996, sous l’impulsion de Youcef Boukella, bassiste et compositeur, regroupe plus d’une dizaine de musiciens français, maghrébins, et portugais, et fusionne de nombreux genres musicaux : chaâbi, raï, musique gnaoua, mais aussi salsa, reggae, jazz, funk ou encore rock.
Enfin, la dernière soirée des «Nuits du Ramadan» est prévue le 27 juillet. Elle sera marquée par un spectacle intitulé «Égyptien Project». Fruit d’une collaboration entre des tenants de la tradition égyptienne et un jeune musicien français, ce concert mêle aux sonorités du Caire ou du Delta du Nil les ambiances du trip-hop, de l’électro, du hip-hop ou bien de la musique classique. 

De notre correspondant,
Youness SAAD ALAMI

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