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    Politique Internationale

    Morsi refuse l’ultimatum

    Par L'Economiste | Edition N°:4066 Le 03/07/2013 | Partager
    Le président égyptien se prévaut de la «démocratie civile»
    Les défections se multiplient

    L’étau se resserre de plus en plus autour du président égyptien Mohamed Morsi. L’armée et les puissances étrangères sont de plus en plus attentives aux revendications de la rue

    LES manifestations populaires et le forcing de l’armée n’y font rien. Le président égyptien Mohamed Morsi ne compte pas en démordre avec le bras de fer qui l’oppose à la rue, et depuis peu, aux généraux. Rassemblés place Tahrir, la démonstration de force des opposants au premier président civil de l’histoire contemporaine de l’Egypte a sonné l’alarme auprès des forces armées. Au lendemain des manifestations, ces dernières ont adressé un ultimatum au Frère musulman, lui laissant 48 heures pour satisfaire les «demandes du peuple», faute de quoi, elles imposeraient une feuille de route.
    Un communiqué de la présidence, publié mardi 2 juillet, rejette implicitement l’ultimatum. Déterminée «à poursuivre dans la voie qu’elle a choisie pour mener une réconciliation nationale globale», l’administration note que «la déclaration des forces armées n’a pas été soumise» à la présidence avant sa diffusion et contient «des signes pouvant causer la confusion». Et d’ajouter : «L’Etat démocratique égyptien civil est une des plus importantes réalisations de la révolution du 25 janvier» , poursuit le communiqué, affirmant que «l’Egypte ne permettra absolument aucun retour en arrière quelles que soient les circonstances».
    Khaled Dawoud, porte-parole du Front de salut national (FSN), une coalition rassemblant des libéraux et des personnalités de gauche, a d’ores et déjà annoncé qu’aucun dialogue avec Morsi n’était possible, «car nous considérons qu’il n’est plus légitime». Le mouvement a décidé dans la soirée de désigner l’ex-candidat à la présidence Mohamed El-Baradei comme son représentant dans d’éventuelles discussions avec l’armée. «Nos revendications, que nous allons présenter à l’armée, sont principalement que le président Morsi démissionne et que nous voulons un gouvernement fort et un président intérimaire, et nous proposons le président de la Cour constitutionnelle».
    Depuis lundi, six ministre du gouvernement ont démissionné, dont aucun n’appartient à la confrérie islamiste. Le dernier en date, Mohamed Kamel Amr, détenant le portefeuille des Affaires étrangères, a remis sa démission. Inquiet, Barack Obama a téléphoné à Mohamed Morsi pour l’inviter à répondre aux revendications des manifestants. Le général Martin Dempsey, chef de l’état-major américain, est également entré en contact avec son homologue égyptien.

    Abdessamad NAIMI

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