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    Economie

    L’Intérieur propose un modèle de souk hebdomadaire

    Par L'Economiste | Edition N°:4048 Le 07/06/2013 | Partager
    Il veut renforcer l’infrastructure de base et le contrôle sanitaire
    Et former une équipe d’inspecteurs vétérinaires

    Infrastructures défaillantes, absence de qualité, de contrôle sanitaire et de cadre réglementant l’activité. Les maux qui gangrènent les souks hebdomadaires sont connus. Pour y remédier, la Direction générale des collectivités locales relevant du ministère de l’Intérieur a réalisé une étude stratégique. L’objectif est d’aboutir à la réhabilitation de ces marchés. Le document, présenté hier à Rabat, dresse un état des lieux et propose un modèle de souk. «Cette étude était nécessaire pour accompagner l’évolution des attentes des consommateurs et améliorer les conditions de travail des commerçants», a déclaré Allah Sekrouhi, wali directeur des collectivités locales. Pour lui, la gestion des souks est archaïque, ne pouvant pas s’intégrer dans la nouvelle stratégie du pays qui vise à promouvoir l’économie sociale. «Nous ne pourrons pas concrétiser cette vision sans améliorer la gestion de nos marchés. Celle-ci devrait être au cœur de nos politiques publiques», a-t-il souligné.
    L’étude a été réalisée selon les spécificités de chaque commune, notamment le taux d’urbanisation, la densité et le niveau de consommation de la population. Les 17 propositions qui la ponctuent insistent sur deux points.
    D’abord renforcer l’infrastructure de base comme l’accès à l’eau et à l’électricité. Sur ce volet, la Direction des collectivités locales recommande de rattacher tous les souks au réseau d’eau potable. Pour le moment, 40% de ces marchés n’ont pas accès à cette ressource, relève l’étude. Elle a également insisté sur la nécessité d’améliorer l’accès à l’électricité. Cela est nécessaire lorsque l’on sait que 56% des marchés en sont dépourvus.
    Ensuite, l’autre point vise à sensibiliser les différents intervenants du marché. Car l’enjeu est de taille: «garantir la sécurité alimentaire du consommateur», a lancé Driss Belmahi, enseignant-chercheur qui a piloté cette étude. Pour l’heure, «les équipements sanitaires sont quasi absents». Cela est perceptible surtout au niveau des abattoirs, particulièrement dans le milieu rural. En effet, l’étude a relevé que 72,5% des souks ruraux ne font pas l’objet d’inspection. Pour y remédier, l’étude suggère de former une équipe de vétérinaires qui seront répartis en fonction de la superficie de l’abattoir. Mais les commerçants devront aussi assumer leur part de responsabilité en matière de respect des critères de propreté. Ils sont notamment appelés à utiliser des gants lors du contact avec les produits et à veiller à la désinfection et au nettoyage de ces lieux.

    Vers un nouveau modèle de gestion

    L’étude a relevé que ni la gestion directe ni la gestion locative n’ont permis d’améliorer la situation des souks. Au contraire, celles-ci ont favorisé l’insalubrité de ces espaces. Selon le document, les cahiers des charges sont imprécis. D’autant plus que les collectivités locales ne disposent pas de ressources humaines qualifiées à même de gérer avec efficacité ces marchés. La Direction suggère donc de s’aligner sur le modèle de partenariat public-privé.

    H. B.

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