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    Politique Internationale

    L’armée tunisienne défiée par les jihadistes

    Par L'Economiste | Edition N°:4023 Le 03/05/2013 | Partager
    Un groupe terroriste dans les montagnes près de la frontière algérienne
    Défait au Nord Mali, il chercherait à y établir son quartier général

    LES forces tunisiennes pourchassent deux groupes armés jihadistes près de la frontière algérienne où les mouvements extrémistes connaissent un essor inquiétant depuis la révolution de janvier 2011. Un groupe est sur le Mont Chaambi, et l’autre plus au nord dans la région du Kef, a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur, Mohamed Ali Aroui. Les spécialistes de la région estiment qu’une partie des groupes islamistes défaits au Mali par l’armée française se replient en Tunisie.
    Pour l’instant, il n’y a pas encore d’affrontements directs, mais ces groupes terroristes ont miné les voies qui conduisent vers les montagnes où ils se cachent. Ces mines ont fait quinze blessés dans les rangs de l’armée et de la garde nationale, et certains ont perdu des membres.
    Interrogé sur une éventuelle coopération avec l’Algérie, un porte-parole de l’armée tunisienne a indiqué qu’elle se faisait en termes d’échange de renseignements uniquement.
    Le ministère de la Défense qui dirige les opérations sur le terrain ne s’avance pas pour sa part sur le nombre de combattants armés, mettant en avant la complexité du terrain. Il n’a pas donné non plus d’informations sur le second groupe qui se trouve dans la région du Kef, une centaine de kilomètres plus au nord, tandis que la région de Chaambi a été totalement bouclée par l’armée.

    Le ministère de la Défense a

    assuré qu’aucun combat au corps

    à corps n’avait encore eu lieu et que

    les troupes déminaient la montagne

    à l’aide «d’armes légères et de tirs d’obus»

    Le ministère de la Défense a assuré qu’aucun combat au corps à corps n’avait encore eu lieu et que les troupes déminaient la montagne à l’aide «d’armes légères et de tirs d’obus». Celles-ci doivent couvrir un terrain escarpé de 100 km2 dont 60 km2 de forêt.
    Selon les témoignages de soldats et de gardes nationaux diffusés dans les médias tunisiens, le groupe, aguerri et bien armé, dispose d’un camp retranché bien protégé. La source sécuritaire a par ailleurs indiqué à l’AFP que ces combattants étaient commandés par deux Tunisiens et un Algérien. Certains de leurs hommes seraient par ailleurs des vétérans du Nord Mali.
    Depuis le mois de décembre dernier, les forces tunisiennes cherchent à arrêter des jihadistes dans ce massif montagneux responsables d’une attaque qui a coûté la vie à un garde national, a indiqué le porte-parole du ministère de l’Intérieur.
    Opposants et observateurs critiquent vivement le manque de préparation du gouvernement tunisien dirigé par les islamistes d’Ennahda, alors que le pays est confronté depuis des mois à un essor de la mouvance salafiste. La colère gronde aussi chez les forces de sécurité qui dénoncent leur manque d’équipement pour faire face à un adversaire organisé. Entre 300 et 400 agents ont manifesté devant l’Assemblée nationale constituante (ANC) jeudi matin pour réclamer de meilleurs moyens.


    A. S.

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