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    Europe

    Libre-échange
    UE-Inde Hollande «regrette» des droits douaniers élevés

    Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
    Les négociations durent depuis 2007
    Echanges franco-indous : «à peine» 8 milliards de dollars

    La visite de François Hollande en Inde avait un caractère purement économique. Sur cette photo, il est en compagnie de Naina Lal Kidwai, présidente de la Chambre de Commerce française en Inde

    Les négociations en faveur d’un accord de libre-échange entre l’Inde et l’Union européenne se font rudes. Le dernier déplacement de François Hollande à New Delhi, qui a eu lieu en fin de semaine dernière, avait pour objectif de faire avancer ce dossier vieux de 2007. Le but étant d’aboutir sur un accord qui permettrait d’augmenter le volume des échanges annuels à 237,5 milliards, au lieu des 92 milliards de dollars actuels. L’un des principaux freins à la conclusion de cet ALE, c’est que «les droits de douane indiens restent très élevés dans certains secteurs, par exemple dans le secteur agroalimentaire». Le Président français estime que tout l’enjeu de cet accord de libre-échange entre l’UE et l’Inde est de donner «une impulsion nouvelle» à leurs deux commerces, notamment en ces temps de crise. De fait, il estime que cet accord doit être «équilibré et mutuellement avantageux». Chemin faisant, François Hollande a aussi prêché pour sa paroisse. Il a regretté que les échanges franco-indiens ne décollent pas au-delà des 8 milliards d’euros «à peine», là où les deux pays se sont fixés un objectif de 12 milliards annuels en 2008. Hollande a invité les entreprises indiennes à s’installer dans son pays, où elles trouveront «un bon niveau d’infrastructures, une main d’œuvre de qualité exceptionnelle et en plus, au cœur de la plus grande économie du monde : celle de l’Europe». Quand à l’avancée des négociations sur les grands projets bilatéraux, comme la vente de rafale à l’armée indienne, ou l’implantation de réacteurs EPR par Areva à Jaitapur, le président estime que «des avancées ont été accomplies».
    Pour autant, des voix se lèvent pour reprocher à Hollande d’avoir «bâclé» sa visite en Inde. En effet, l’Inde est un pays protectionniste qui peine à ouvrir ses frontières, et la France n’est que son neuvième investisseur étranger. Il aurait peut être fallu que le président prenne plus de temps, l’Inde étant l’alternative la plus sûre face à la Chine. Un soutien politique européen à l’Inde serait d’autant plus stratégique que ce pays sera le garant de la stabilité de la région après le retrait des troupes internationales en Afghanistan, et le retour en force du Pakistan dans la région.  


    Rime AIT EL HAJ

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