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Europe

USA-UE: Les enjeux d’une zone de libre-échange

Par L'Economiste | Edition N°:3970 Le 18/02/2013 | Partager
Les échanges représentent près de 650 milliards de dollars
Cette zone permettrait de les faire encore progresser

Ils ont tous applaudi l’annonce de Barak Obama d’ouvrir des négociations entre les Etats-Unis et l’UE qui pourraient aboutir à la création d’une des principales zones de libre-échange (ZLE) dans le monde (cf, notre édition N°3968 du 14/02/2013). Les enjeux sont là. Déjà, les échanges transatlantiques représentent près de 650 milliards de dollars. Cette zone permettrait de les faire encore progresser avec une croissance de 0,5% de PIB annuel en plus côté européen et 0,4% côté américain d’ici 2027. La Chambre de commerce américaine a même parlé de 1,5% en plus.
«Cet accord tournerait davantage autour du démantèlement des barrières non tarifaires, qui sont équivalentes à des droits de douanes de 10 à 20%», tient à préciser Florent Detroy, rédacteur de Matières à Profits dans sa note «Accord Etats-Unis-UE, la fausse bonne idée par excellence?». Il s’agit des normes techniques et sanitaires, des certifications, de la protection intellectuelle, de l’ouverture des marchés publics et de la protection des investissements. Mais d’autres commentateurs ont surtout mis en exergue la demande d’une plus grande intégration avec les Etats-Unis...pour se protéger de la concurrence chinoise.
L’expert cite quelques risques de cet accord surtout quant à certains secteurs liés aux matières premières. C’est le cas de l’agriculture ou encore la chimie. Les deux blocs économiques subventionnent abondement leur agriculture, conscient que ces deux secteurs sont d’importants exportateurs. D’ailleurs c’est une des raisons de l’opposition des deux blocs autour du boeuf, du porc, et des OGM. En Europe, l’idée d’évoluer sur ces sujets apparaît encore improbable, d’autant plus que la pérennité de la Politique agricole commune (PAC) vient d’être assurée par le dernier Sommet européen. En cas d’évolution, la France pourrait être une des principales victimes d’un tel accord. Le deuxième secteur est celui de la chimie. Pour Stanley Nahon, directeur chez Booz & Company: «même en tenant compte des coûts logistiques (transport), l’éthylène est aujourd’hui environ 30 à 50% plus cher en Europe». Pour combattre cette déferlante, les producteurs européens, comme Total, se sont spécialisés sur les produits de niche. Mais surtout, ils ont installé leurs usines de l’autre côté de l’Atlantique. «…Il ne fait pas de doute que le secteur de la pétrochimie verra les cartes rebattues si jamais un accord était signé», commente Detroy.


Fatim-Zahra TOHRY

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