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Economie Internationale

La guerre des monnaies s’invite au sommet du G20

Par L'Economiste | Edition N°:3966 Le 12/02/2013 | Partager
• C’est le grand rendez-vous de cette fin de semaine à Moscou
Ravivée par le Japon, la question commence à inquiéter en Europe
Les perspectives pour les taux de change, selon les analystes

Depuis l’été 2012, les experts ont observé une dépréciation du dollar par rapport à l’euro, au RMB chinois (Yuan ou Renminbi monnaie chinoise) aux monnaies des émergents. Ceci s’accentue avec une évolution assez erratique de la livre sterling et une dépréciation du yen par rapport au dollar

La guerre des monnaies ou des changes revient encore une fois sur la table des discussions. Elle l’a d’abord été, hier 11 février, lors de l’Eurogroupe où la France a soulevé le sujet controversé de l’euro fort. Puis, le sujet, sera abordé ce vendredi et samedi à Moscou lors du G20 (Forum associant au G7 les grands pays émergents).  Ravivée par le Japon, la guerre des monnaies commence à inquiéter en Europe. L’on rappelle que, François Hollande, le président français a réclamé haut et fort une politique de changes pour la zone euro devant le Parlement européen de Strasbourg. C’est vrai qu’au «fond il n’y aura pas de guerre des monnaies», tenait à le répéter Mohamed Berrada, professeur à la faculté des sciences juridiques, économiques et sociales de Casablanca et président du centre de recherches Links dans ses chroniques. «Mais contraints de contenir voire résorber leurs dettes, les pays riches ont de plus en plus recours à l’arme monétaire pour soutenir leur économie», de l’avis de certains observateurs.
Les premiers signes de la guerre des changes sont nombreux. Patrick Artus, chef économiste chez Natixis en avance trois dans sa note «Qui va gagner la guerre des changes?». D’abord une très forte expansion monétaire aux Etats-Unis et au Royaume-Uni avec achats massifs de dettes publiques pour faire baisser les taux d’intérêt à long terme. Puis l’annonce d’une politique similaire et d’une volonté de déprécier le yen au Japon, qui annonce aussi sans doute la reprise dans le futur des interventions de change. Et enfin, une reprise de l’accumulation de réserves de change en Chine et dans les autres pays émergents. «Pour l’instant, la zone euro est plutôt spectatrice de la guerre des changes, avec au contraire le début d’une réduction de la liquidité par la BCE, conformée par le remboursement par les banques d’une partie des repos à 3 ans», souligne l’expert. Qui va gagner la guerre des changes? Pour Artus, les pays qui mèneront les politiques monétaires les plus expansionnistes, clairement, ceci inclut l’offre de liquidités mais aussi les taux directeurs des Banques Centrales. Mais aussi, ce qui est parfois oublié, les pays qui mèneront en parallèle les politiques budgétaires les plus restrictives, ce qui fera baisser leurs taux d’intérêt à long terme. Il faut rappeler qu’en théorie une politique budgétaire expansionniste conduit à une appréciation réelle du taux de change. Comment ! «D’abord en situation de sous-emploi, en poussant à la hausse les taux d’intérêt et en situation de plein-emploi, puisqu’une appréciation est nécessaire pour dégrader le commerce extérieur et rendre l’offre de biens disponible pour le marché intérieur», commente l’expert de Natixis.
Du côté des perspectives pour les taux de change, Artus pense qu’elles seront restrictives en 2013 aux Etats-Unis, dans la zone euro, mais pas au Japon, au Royaume-Uni, en Chine ou dans les autres émergents. «Ceci jette un doute sur la capacité du Japon et du Royaume-Uni de vraiment déprécier leurs devises», est-il expliqué.


Fatim-Zahra TOHRY

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