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    Economie

    Finances publiques: L’investissement sacrifié

    Par L'Economiste | Edition N°:3966 Le 12/02/2013 | Partager
    Il ne représente que 18% de la structure des dépenses du budget général
    La compensation dépasse pour la première fois l’investissement
    La masse salariale ressort à 96,3 milliards de DH

    La structure des dépenses du budget en 2012 fait ressortir une augmentation de la charge de la compensation au détriment des dépenses d’investissement

    Le Maroc dépense mal. C’est le constat accablant qui ressort de la situation des finances publiques en 2012. Preuve en est la charge de la compensation qui a dépassé, pour la première fois, les dépenses d’investissement du budget général. Elles ont baissé de 0,2% à 47,59 milliards de DH contre une charge de la compensation de l’ordre de 55,5 milliards de DH, soit en augmentation de 36,8%. En tant que moteur du développement et de création d’emplois, l’investissement n’a pas eu un rôle prioritaire en 2012.
    Par poste de dépenses, l’évolution de la structure du budget général entre décembre 2011 et décembre 2012 fait ressortir une augmentation de la part de la compensation et des dépenses de matériel et un recul de la part de celles du personnel, de l’investissement et des intérêts de la dette. A fin décembre, sur les 199 milliards de DH des recettes ordinaires, 48,4% ont été absorbées par le personnel, 28,1% par la compensation et 22,9% par les dépenses de matériel. Dans cette équation, l’investissement se retrouve à la traîne. Et pour cause, la totalité des dépenses qui lui sont allouées ont été financées principalement par le recours à l’emprunt.
    L’exécution des dépenses d’investissement s’est toujours traduite par un écart constant entre les prévisions et les réalisations, surtout à partir de 2009. Cela est imputable à la capacité des administrations à consommer les crédits mis à leur disposition. Le taux d’exécution pour ce poste en 2012  s’est ainsi élevé à 80%.
    Les dépenses d’investissement intègrent 15,74 milliards de DH de charges communes et un virement de 1 milliard de DH au profit du Fonds Hassan II pour le développement économique et social. S’y ajoute le versement aux comptes spéciaux du Trésor d’un montant de 8,2 milliards de DH.
    Les dépenses de fonctionnement se sont élevées pour leur part à 197,4 milliards de DH dont 96,3 ont concerné les traitements et salaires. L’augmentation de la masse salariale de 8,2% est le résultat notamment de l’impact des recrutements et promotions opérés ainsi que de la revalorisation des salaires de 600 DH servie en 2012 à partir de janvier. Alors qu’en 2011, la revalorisation n’est intervenue qu’à partir de mai. Les dépenses de matériel ont par ailleurs augmenté de 20,7% à 28,1 milliards de DH.
    Hausse également pour les charges en intérêts de la dette. Elles se sont établies à 19,2 milliards de DH à fin décembre 2012 contre 17,5 milliards de DH à fin décembre 2011, soit une hausse de 9,8%. Cette progression s’explique essentiellement par l’augmentation des charges en intérêts de la dette intérieure de 9,8%  à 16,7 milliards de DH et de celles de la dette extérieure de 9,7% à 2,5 milliards de DH. Les intérêts de la dette extérieure tiennent compte du paiement de 501 millions de DH au titre des échéances en intérêts de l’emprunt de 1 milliard d’euros, contracté en octobre 2010 auprès du marché financier international.

    Btissam ZEJLY

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