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Marocains expulsés d’Algérie
Les familles exigent des excuses officielles

Par L'Economiste | Edition N°:3943 Le 07/01/2013 | Partager
Elles réclament la restitution de leurs biens
Et le traitement de leur dossier par l’ONU

Les familles marocaines expulsées d’Algérie en 1975 ont laissé derrière elles tout leur patrimoine et leur histoire. Aujourd’hui, elles réclament d’être dédommagées et exigent l’ouverture des frontières

Au moment où les regards se focalisent sur les rebondissements de l’affaire du Sahara, les familles expulsées d’Algérie en 1975 haussent le ton pour réclamer de trouver une solution à leur calvaire. Une autre épine dans le pied qui handicape la marche vers la normalisation des relations entre le Maroc et l’Algérie. Plus de 38 ans après l’expulsion de 45.000 personnes, l’Association des Marocains expulsés d’Algérie a tenu une conférence, hier à Rabat, pour dénoncer «le manque d’accompagnement social de cette catégorie, et l’absence d’une prise en main de ce dossier par les pouvoirs publics». Aujourd’hui, «l’Etat est appelé à prendre toutes les mesures nécessaires pour rendre justice à ces personnes expulsées le jour de Aïd Al Adha, dans des conditions inhumaines», a souligné Mohamed Zahari, président de la Ligue marocaine des droits de l’Homme. Pire, «Elles ont été dépouillées de leur patrimoine et ont été privées de leurs documents administratifs», a rappelé Noureddine Daoudi, président de l’Association des Marocains expulsés d’Algérie. Actuellement, les familles exigent des excuses officielles de l’Etat algérien. De plus, ces personnes, dont une grande partie vit dans la précarité, réclament de récupérer leurs biens, en plus d’un dédommagement pour les préjudices subis. Pour cela, «le gouvernement doit prendre en charge ce dossier à travers le recours aux institutions et mécanismes de l’ONU. L’objectif est d’obtenir des décisions contraignantes à l’égard du voisin de l’Est». Daoudi a souligné que «l’Association a envoyé des lettres aux ministres des Affaires étrangères et de la Justice et des Libertés, sans qu’aucune suite ne soit donnée à ce dossier». Il a appelé le gouvernement à mettre à profit tous les canaux diplomatiques et juridiques, sans se limiter aux mécanismes de négociation bilatérale, soumis à la logique des équilibres politiques. Des revendications qui risquent d’accentuer l’entêtement qui caractérise la relation de l’Algérie avec le Maroc. D’autant plus que les revendications des représentants de ces familles dépassent le caractère social pour s’étendre aux questions politiques et stratégiques. C’est ainsi qu’ils ont souligné la nécessité «d’ouvrir les frontières entre les deux pays et laisser la question du tracé officiel à l’appréciation de la Cour internationale de justice». Parallèlement, les deux voisins sont également appelés à «mettre fin à la course aux armements et transférer les budgets prévus à cet effet à la réalisation de projets de développement».

 

M. A. M.

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