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Les voyagistes boycottent les sites de deal

Par L'Economiste | Edition N°:3941 Le 03/01/2013 | Partager
Ceux de Casablanca commencent ce mois-ci, les autres suivront
La nouvelle convention entre voyagistes et hôteliers bientôt signée

Même s’ils ne représentent qu’une infime part de marché, les sites de deal dérangent. «Il est vrai que le volume de leur business n’est pas aussi important qu’on le pensait, mais ils nous font du parasitage», reconnaît Omar Sabri, secrétaire général de la Fédération des agences de voyages du Maroc (Fnavm). L’Association des voyagistes de Casablanca compte boycotter les sites de deal dès ce mois de janvier. «La mesure sera ensuite généralisée sur le plan national», annonce Sabri.
Pour les voyagistes, les sites de deal empiètent sur leur territoire en offrant des packages voyage sur Internet (voir L’Economiste du 27 août 2012). «Trop facile», selon eux, d’exercer un métier sans en subir les contraintes. Avant d’ouvrir une agence de voyages, il faut d’abord présenter un dossier au ministère du Tourisme qui délivre une licence provisoire d’une durée de 2 ans, conformément à la loi 31-96. Il faut également, disposer d’un local et embaucher au minimum 5 employés. Une caution de quelque 200.000 DH doit, en outre, être déposée auprès de la CDG. Un investissement minimum de près de 800.000 DH est ainsi nécessaire pour démarrer l’activité. La licence définitive n’est délivrée qu’après examen du rapport d’activité des 2 premières années et du respect du cahier des charges. Bref, trop de contraintes pour accéder au métier, auxquelles échappent les «dealers». Ces derniers n’ont, qui plus est, besoin que de peu d’investissements pour exercer. Ils engrangent, en outre, des commissions allant de 10 à 25%. Selon la Fédération, si les dealers ne se conforment pas à la loi, des poursuites en justice ne seront pas exclues.  
Les hôteliers, pour leur part, reconnaissent le «parasitage» des sites de deal, mais ce n’est pas pour autant qu’ils vont renoncer aux opportunités qu’ils offrent. En effet, en ces temps de crise, les dealers leur permettent d’écouler les offres invendues.
«L’Etat doit réglementer l’activité des sites de deal. Les agences de voyages, pour leur part, doivent présenter des alternatives», relève Lahcen Zelmat, vice-président de la Fédération nationale de l’industrie hôtelière. En clair, il ne suffit pas d’interdire aux dealers d’exercer. Il faut aussi concevoir des offres plus aguichantes à l’intention des hôtels, être plus innovant et investir plus la toile.
Pour l’heure, agences de voyages et hôteliers sont en train de négocier une nouvelle convention, actualisant celle de 2001 et «garantissant les intérêts des deux parties». La signature est prévue pour ce mois-ci. Tous insistent sur la nécessité d’actualiser la loi 31-96, dans le but d’intégrer les services électroniques.

«Le danger est ailleurs»

Certains sites de deal reçoivent jusqu’à 35.000 visites par jour, avec à la clé plusieurs centaines de transactions. Grâce à leur forte présence sur le net, ils ont un avantage certain sur les voyagistes. D’ailleurs, beaucoup d’agences de voyages ont recours à leurs services. Mais ils ne se considèrent pas pour autant comme leurs «concurrents directs». «Nous ne sommes pas sur le même modèle de business. Nous nous limitons aux offres flash sur quelques heures ou quelques jours», explique Ismaïl Loubaris, DG de Superdeal. Les «dealers» se voient plus comme un outil marketing auquel les hôtels ont recours à certaines périodes de l’année. Pour eux, le réel danger vient des sites étrangers qui râtissent beaucoup plus large et qui, profitant du vide juridique, leur font essuyer des pertes considérables. D’ailleurs, un site de deal américain présent dans plusieurs pays, Groupon, vient de s’installer au Maroc, provoquant l’ire des voyagistes.

Ahlam NAZIH.

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