Société

Cérémonie d’allégeance: Simple report

Par L'Economiste | Edition N°:3851 Le 23/08/2012 | Partager
Un des fondements de la monarchie au Maroc
Le fait de décaler la Bei’a de la fête du Trône avait amplifié la rumeur

Comme chaque année, le Souverain, avançant au pas, montant un étalon pur-sang, a reçu les marques d’allégeance des délégations représentant les seize régions du Maroc, selon un ordre protocolaire bien synchronisé. Un rituel consacré depuis 1.200 ans

Cérémonie haute en couleur et en symbolique protocolaire, le renouvellement de l’allégeance, organisé mardi dernier au Mechouar du Palais royal à Rabat, constitue l’un des moments forts de la célébration annuelle de la fête du Trône. Cette année, à cause de la difficulté de l’organiser en plein Ramadan, et aussi à cause de la canicule, elle a été reportée au 2e jour de Aïd Al Fitr, coïncidant avec la fête de la Jeunesse. Ce report avait amplifié la rumeur sur une éventuelle annulation.
L’acte d’allégeance constitue l’un des fondements traditionnels de la monarchie marocaine. Le Souverain est à la fois chef de l’Etat, mais aussi Amir Al Mouminine, en vertu de la Constitution. Il s’agit là de l’une des principales spécificités du régime politique marocain.
L’acte d’allégeance (Bei’a) est fait au Souverain une seule fois, au moment de son intronisation. La cérémonie annuelle de renouvellement d’allégeance constitue une confirmation du maintien du pacte liant la monarchie au peuple, par l’intermédiaire de ses représentants. Tout le rituel traditionnel a été maintenu lors de cet événement. En effet, gouvernement, élus, notables, hauts gradés de l’armée… différentes personnalités assistent à la cérémonie de renouvellement d’allégeance. Le Roi, vêtu d’un habit traditionnel, montant un étalon pur-sang, avance vers les rangs des dignitaires, qui s’inclinent à son passage. Ils répètent en chœur la formule traditionnelle: «Que Dieu accorde sa grâce au Roi». Ainsi, tour à tour, les dignitaires religieux, le chef du gouvernement et son équipe, les présidents des deux chambres du Parlement, les présidents des instances constitutionnelles, les officiers supérieurs… ont renouvelé leur allégeance au Roi. La délégation de l’administration territoriale a été conduite par le ministre de l’Intérieur, Mohand Laensar. Les représentants des seize régions du Maroc, élus et notables, ont fait le déplacement à la capitale, pour témoigner de leur attachement à la monarchie. Pour clôturer la cérémonie, cinq coups de canon sont tirés, en signe de consécration de ce rituel, perpétué au Maroc depuis 1.200 ans.


M. A. M.

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