×
+ L'ÉDITO
Par Dr Mohamed BENABID
Le 28/10/2021
RAM

Agilité et flexibilité... Addou et ses équipes tentent de faire ce que toute entreprise qui se...

+ Lire la suite...
Recevoir notre newsletter

Retraite: Une réunion décisive vendredi prochain

Par L'Economiste | Edition N°:3836 Le 27/07/2012 | Partager
La note à adresser à la Commission nationale sera bouclée
Scénario probable: deux pôles, un pour le privé et l’autre pour le public

Programmée pour ce vendredi 27 juillet, la réunion de la Commission technique sur les retraites est reportée à la semaine prochaine. Il s’agit là d’une rencontre importante car à son issue une note devra être adressée à la Commission Nationale sur les Retraites. C’est une accélération de ce dossier qui traîne depuis plusieurs années.  
A côté du rapport du bureau d’études Actuaria, les techniciens ont examiné l’avis du Bureau International du Travail (BIT), sollicité sur demande des syndicats. Le BIT a proposé des changements par rapport aux conclusions d’Actuaria. Il s’agit notamment de la mise en place d’un régime de base à prestations définies plutôt qu’à points, ce qui assurera de la transparence et permettra au salarié d’avoir de la visibilité sur le montant de la pension qu’il percevra à la retraite. S’y ajoute une complémentaire dans le public qui pourrait être utilisée comme outil de rétention de la main-d’oeuvre. Dans le privé, le BIT estime que la retraite complémentaire devrait être facultative et ne pas intervenir au premier dirham. L’idée étant de veiller à la compétitivité de l’entreprise.
Une fois la note remise, le travail de fond va démarrer. La Commission nationale devra se réunir et trancher sur les mesures à mettre en place. La tâche ne sera pas simple puisque toute réforme des retraites est par définition synonyme de tensions.
Aujourd’hui, l’un des scénarios préconisé par la commission technique, qui compte aussi des syndicalistes, serait la mise en place de deux pôles : un dédié au secteur public et l’autre au privé. Les indépendants seront rattachés au pôle privé. Mais toute la question est de savoir s’ils vont intégrer le régime des salariés ou s’ils auront droit à une caisse à part.
La première option ne fait pas l’unanimité, elle est jugée catastrophique. Le risque étant de fragiliser le régime de retraite géré par la CNSS.
La deuxième option, qui consiste enla création d’un régime dédié aux indépendants, permettrait de s’aligner sur la pratique internationale. Ceci étant, «l’important est d’assurer une convergence à long terme entre le pôle public et privé. L’équité et l’harmonisation sont importants», souligne un membre de la commission technique. L’idée est de parvenir à long terme à un régime unique.
En attendant, il reste l’urgence de la Caisse Marocaine des Retraites (CMR). Celle-ci entamera dès le trimestre prochain ses produits financiers avant de s’attaquer à ses réserves en 2014 et faire face à de graves difficultés dès 2019. Un premier déficit de 315 millions de dirhams est donc attendu dès cette année. En principe, un conseil d’administration extraordinaire de la CMR devra se tenir cet automne. La CMR pourrait entamer sa «thérapie» rapidement.

Réforme paramétrique

Le conseil d’administration de la CMR avait déjà proposé des mesures urgentes mais n’ont pas été validées par le gouvernement qui a renvoyé le dossier à une date ultérieure. Cette réforme paramétrique consistait dans le relèvement des cotisations à 26% à raison de 2% par an, le changement du taux d’annuité et l’extension de l’assiette de cotisation. La prorogation progressive de l’âge de départ à la retraite à 65 ans à raison d’un semestre par an figurait aussi parmi les propositions. 

Khadija MASMOUDI

La suite est réservée à nos abonnés.

Dèjà abonné ? S'abonner pour lire la suite