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    Le port sec, une solution à adopter avec modération

    Par L'Economiste | Edition N°:3763 Le 16/04/2012 | Partager
    Créer des synergies et éviter de «cannibaliser» le marché
    Les critères d’une infrastructure rentable et compétitive

    LE port sec est une solution efficace à la saturation des infrastructures routières et portuaires et un outil de compétitivité économique, mais qui doit être manié avec précaution.
    Les professionnels du secteur de la logistique réunis dans le cadre du salon Logismed ont débattu de cette question et sont parvenus à cette conclusion. «La mise en place et le développement des ports secs nécessitent des années de préparation et de maturation», indique Jean-Christophe Staelens, ambassadeur du pôle transport & logistique et expert international en investissements à «Logistics in Wallonia». «Il ne faut pas qu’il y ait une multiplication des ports secs. S’ils existent déjà, il faut instaurer une synergie et une complémentarité entre eux pour éviter qu’ils soient en concurrence très forte et cannibalisent, donc, le marché», souligne Joël Marinozzi, directeur du développement commercial de Idelux, opérateur au Terminal Container d’Athus, premier port sec de Belgique.
    Le débat a été l’occasion pour les experts belges d’apporter leurs expériences en matière de développement des ports secs. «Les multinationales recherchent des hubs logistiques efficaces et efficients pour assurer la distribution et les clients recherchent l’optimisation globale de leurs chaînes logistiques. D’où l’intérêt de leur proposer des solutions compétitives basées sur la création des ports secs», explique Marinozzi. Outre le désengorgement des ports maritimes, les ports secs permettent la rationalisation  du transport, l’augmentation de la capacité des porte-conteneurs, la réduction du temps d’escale et l’amélioration des connexions et des dessertes vers les zones de chalandise. «Pour un fonctionnement optimal et un rendement suffisant d’un terminal de port sec de 3 ha, il devrait traiter au minimum 30.000 conteneurs par an», précise l’expert belge. Du côté marocain, le Royaume ne dispose que du port sec «Casa Mita Aïn Sebaâ». Opérationnel depuis mi-2008, ce port, de 8 ha et d’une capacité de traitement de 150.000 conteneurs par an, a traité, en 2011, 60.000 EVP y compris les liaisons ferroviaires et routières dont 25.000 EVP traités avec le seul port Tanger Med.
    Pour Azzedine El Amraoui, directeur du pôle fret et logistique de l’ONCF, «il est nécessaire de doter les ports secs de liaisons d’infrastructures multimodales, de nature à promouvoir l’émergence de centres de production logistique, accroître la compétitivité des exportations et des importations et stimuler la croissance et l’emploi».
    Concernant la future zone logistique de Zenata (200 ha), Nadia Laraki, directrice générale de l’Agence nationale des ports (ANP) a souligné que ce projet constituera une extension du port de Casablanca. «Nous sommes encore à une phase embryonnaire. Nous menons une étude pour déterminer le mode de gestion, d’organisation et d’exploitation de cette zone», indique-t-elle.
    «L’objectif est d’aménager à l’horizon 2015 une première tranche de quelque 50 ha qui sera reliée par une voie maritime de 4,5 km et par une voie ferroviaire», conclut Nadia Laraki.

    Agro-industrie

    EN marge du salon Logismed, la Fédération nationale de l’agroalimentaire (Fenagri) a dévoilé, vendredi 13 avril, les résultats d’une étude sur la logistique des entreprises de l’agro-industrie. Réalisée par une équipe multidisciplinaire dirigée par le cabinet GCL, cette étude a porté sur un échantillon représentatif de 15 entreprises parmi les mieux organisées du secteur. Selon les principales conclusions, «l’approvisionnement, premier maillon de la chaîne logistique est optimisé». «Les entreprises de l’industrie agroalimentaire ont d’abord focalisé sur leur outil de production ainsi que sur l’optimisation de l’amont de la chaîne», est-il indiqué. L’étude fait, toutefois, ressortir une moins bonne maîtrise des deux autres maillons de la chaîne, à savoir le stock et la distribution. «La logistique de stockage et le transport ont longtemps été considérés comme le parent pauvre et/ou une obligation et non comme un vecteur de compétitivité», note l’étude. «Sur ces deux maillons, il existe d’importants gisements de gains à réaliser». Quant au maillon «transport», il peut représenter à lui seul «plus que la moitié des coûts logistiques». En somme, la logistique des entreprises de l’agro-industrie répond au besoin et à une réalité mais n’est structurellement pas optimisée. D’où la nécessité de repenser le modèle de ces unités, en optant, entre autres, pour la mutualisation des transports.


    Bouchra SABIB

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