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    Economie

    Un nouveau géant du CAC au Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:3687 Le 28/12/2011 | Partager
    Pernod Ricard va ouvrir une filiale en juillet 2012
    36 des 40 entreprises cotées à la Bourse de Paris sont présentes dans le Royaume

    La faiblesse de l’offre exportable marocaine, accentuée par la décélération de la valeur de l’industrie dans les exportations qui est passée de 24% à 14%, sur ces quatre dernières années, n’arrange pas la situation. «Pour exporter, il faut d’abord produire», martèle le Centre marocain de conjoncture

    La tendance ne fléchit pas. La consolidation de la présence, annoncée pour juillet 2012, du coleader mondial des vins et spiritueux au Maroc, Pernod Ricard, n’y changera rien. Comme du reste les 750 filiales françaises dont 35 entreprises du CAC 40 présentes au Maroc. Mais par ces temps de crise, c’est toujours bon à prendre quand un mastodonte de 7,6 milliards d’euros de chiffre d’affaires (soit 83,6 milliards de DH) pour un résultat opérationnel courant de 1,9 milliard d’euros choisit le Maroc pour y installer sa 2e filiale sur le continent, après celle de l’Afrique du Sud. Cela prouve, s’il en est, l’importance qu’accordent les grands groupes français au Maroc, à la fois en tant que marché local et comme hub vers le reste de l’Afrique.
    En tout cas, c’est un choix qui renforce la France dans son rang de premier partenaire commercial et économique du Maroc. L’Hexagone nous fournit 18% de nos importations industrielles, carburants, automobile et mécanique, mais aussi agricoles, notamment les céréales. La France capte également 29% de nos exportations (produits agricoles et agroalimentaires, produits de la pêche, habillement). Ce qui se traduit par un déficit quasi structurel de la balance commerciale de plus de 90 milliards de DH au profit de la France.
    L’Hexagone reste le premier fournisseur du Royaume et son premier client. Mais, en dépit de la progression soutenue des exportations marocaines, la part de marché du pays continue de décroître depuis plus d’une décennie. Certains y voient la faiblesse de notre offre exportable, accentuée par la décélération de la valeur de l’industrie dans nos exportations qui est passée de 24 à 14%, sur ces quatre dernières années. L’essentiel de nos exportations à destination de la France est formé de produits textiles, de composants électriques et électroniques et de produits agroalimentaires.
    Pour d’autres, cette situation est imputable aux conséquences de l’ouverture des frontières, qui profiterait largement aux pays émergents notamment la Chine, devenue le 3e fournisseur du Maroc, après l’Espagne.
    Ainsi, dans nos échanges commerciaux avec la France, ce sont toujours les importations qui prennent le dessus sur les exportations, comme le montre d’ailleurs leur évolution à fin novembre 2011. Tandis que les premières progressent de 13,35%, les secondes dévissent à 15,95%, comparé à une année plus tôt. Ce qui n’augure aucun changement dans la structure de la balance commerciale, qui continue de pencher en faveur de l’Hexagone. Cette tendance se confirme d’ailleurs au regard du comportement des importations globales depuis 2007 qui restent sur une croissance moyenne constante. Elle a atteint 13,35% à fin novembre dernier, comparé à la même période en 2010. Celle des exportations s’est hissée à 15,95% creusant le déficit à 6,65%. C’est la tendance inverse pour la France dont les exportations en 2010 vers le Maroc se sont chiffrées à 4,1 milliards d’euros (soit plus de 45 milliards de DH) et les importations à 2,8 milliards d’euros (soit 30,8 milliards de DH). Par ailleurs, la France maintient son rang de 1er investisseur étranger au Maroc. Sur la période 2001-2009, les flux des IDE français se sont élevés en moyenne à 12 milliards de DH par an. En 2009, le stock total des IDE au Maroc s’est situé à plus de 77 milliards de DH et la France en détenait 51%. Le nombre de filiales d’entreprises françaises au Maroc, réévalué en 2009 grâce à une enquête du Service économique de l’ambassade de France à Rabat, ressort avec le chiffre de 750 sociétés, en plus de 340 autres sociétés à capitaux français et/ou détenue par une personne physique de nationalité française, employant plus de 115.000 personnes.

     

    Elles font confiance au Maroc


    La présence des entreprises du CAC 40 sera renforcée avec l’arrivée du groupe Pernod Ricard. Ce qui portera leur nombre à 36. Seules quatre, Vallourec, Technip, PPR et Unibal Rodamco, hésite encore à traverser la Méditerranée. Ça ne saurait tarder, pronostiquent certains observateurs mettant en avant les opportunités qu’offre le hub marocain, surtout pour pénétrer plus facilement les marchés africains. Pernod Ricard dont le business est réalisé à 89% hors de France sera au Maroc en terrain conquis, du fait que ses produits y sont distribués depuis très longtemps. Sur place, il rejoindra des groupes solidement ancrés dans la vie économique du Royaume. C’est le cas entre autres de Accor, Air Liquide, Axa, Alstom, Renault, Peugeot, STMicroelectronics, Total, Veolia, Suez, Vivendi, France Telecom, Vinci, Eads, ou encore les bancaires BNB Paribas, Société générale, Crédit Agricole…


    Bachir THIAM

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