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    Economie

    Importations des céréales
    Les nouveaux tarifs

    Par L'Economiste | Edition N°:3687 Le 28/12/2011 | Partager
    Le blé dur à 0%, et le tendre à 30% à l’import
    La décision court du 1er janvier au 30 avril 2012
    Le projet de décret dans les circuits d’adoption

    Le marché du blé tendre connaît son plus bas niveau depuis la flambée des prix d’après la crise de 2008. Les prix donnés pour le blé tendre sont ceux des marchés français et russe. Ceux du blé dur correspondent à l’offre américaine. Alors que les cours du maïs sont affichés par l’Argentine et les Etats-Unis

    Le prochain Conseil du gouvernement aura du pain sur la planche. Et c’est au sens propre. En cause, le risque d’une rupture des stocks des céréales, notamment du blé tendre. De sources concordantes, un texte prorogeant le gel des droits d’importation jusqu’au 30 avril pour le blé dur et l’application des droits de douane à 30% pour le blé tendre a été finalisé il y a plus d’un mois par les départements ministériels concernés. Mais, les évènements politiques qui ont marqué le mois de novembre dernier ont retardé son adoption. De même que le projet de loi de Finances où il devait normalement s’insérer qui a été décalé au mois de février 2011. C’est du moins l’hypothèse véhiculée par plusieurs organes de presse. «Aussi, un Conseil du gouvernement sortant n’est-il pas exclu, courant cette semaine, pour débloquer le budget de fonctionnement et trancher par la même occasion sur les affaires urgentes», révèle une source du ministère de l’Agriculture. Or, dans le cas contraire que va-t-il se passer ? L’arrêt pur et simple des importations, rétorque un professionnel. Nul, ne peut trouver preneur pour des achats de blé tendre à 135% de droits de droits de douane. Pour un bateau de 27.000 tonnes, il faut casquer au bas mot quelque 40 millions de DH. Mais la possibilité d’importer sous ce régime avec remboursement après coup, c'est-à-dire l’adoption du texte avec effet rétroactif reste ouverte. «Cela a été appliqué par le passé», rappelle cet autre importateur.
    Mais fait marquant : les propositions contenues dans ledit projet de texte proviennent cette fois de l’administration en charge de la gestion des importations des céréales. Et la consultation des professionnels s’est faite sur la base du projet concocté par l’administration. Pourquoi cette décision alors que les chiffres officiels font état de stocks pléthoriques ? S’interroge un importateur.
    Selon l’Office national interprofessionnel des céréales et légumineuses, le niveau des stocks à fin décembre 2011 «devrait culminer à 16 millions de quintaux de blé tendre soit l’équivalent de 4 mois de consommation». Stock qui ne couvre pas toutefois toute la période qui nous sépare de l’arrivée de la récolte nationale qui intervient à partir du mois de juin.
    De plus, il renferme un volume dit de sécurité de 2 mois dont il ne faut puiser qu’en cas de force majeure. Il reste bien entendu le contingent européen de 2 millions de quintaux qui court jusqu’au 31 mai 2012. Mais cela ne serait suffisant que pour une quinzaine de jours. Sans oublier aussi le risque d’une remontée des cours mondiaux.
    D’où l’intérêt de l’Onicl à maintenir la suspension des droits de douane pour le blé dur et à réduire ceux applicables au blé tendre à 30%. A ce niveau, les couts de cessions aux minoteries seront dans la fourchette du prix cible fixé par le gouvernement soit 260/DH/ quintal. Hypothèse, qui se vérifie à l’examen des cours pratiqués à l’international. Selon les données de l’Onicl, les prix FOB du blé tendre des pays de la mer Noire ou ceux de la France se négocient autour de 250 dollars la tonne, soit environ 215DH/ql. Au demeurant, c’est ce qui a favorisé les achats massifs de cette céréale. A la mi-décembre, pas moins de 10,3 millions de quintaux ont été importés dont plus des deux tiers en provenance de l’Hexagone et de la Russie. C’est un record quand on sait que l’ouverture des importations avec suspension des droits de douane remonte à peine à la mi-novembre. En revanche, les achats de blé dur ont culminé à moins de 2 millions de quintaux bien que le gel des droits d’importation ait été décrété le 1er octobre dernier. Et, pour cause ! Le niveau des cours qui reste trop élevé : 550 dollars la tonne. Ce qui fait dire à certains importateurs que le contingent américain de blé dur ne sera pas épuisé cette année.

    A. G.

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