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Focus

BAM: Les nouveautés de Casa Finance City

Par L'Economiste | Edition N°:3683 Le 22/12/2011 | Partager
230.000 m² déjà réservés
Une dizaine de «lettres d’intention»
Un amendement pour inclure le droit anglo-saxon

Pour Abdellatif Jouahri, gouverneur de Bank Al-Maghrib, le projet Casablanca Finance City avance «valablement»

Dans son Conseil trimestriel, Bank Al-Maghrib ne se contente pas de donner son avis sur la politique monétaire et financière. L’institut d’émission passe généralement aux cribles tous les dossiers en cours. BAM, en tant que «conseiller du gouvernement» (son statut), apporte ces appréciations notamment sur la finance islamique. Justement, Abdellatif Jouahri, gouverneur de BAM, confirme l’introduction d’un chapitre concernant les financements répondant aux exigences de la Charia dans la nouvelle loi bancaire. «Il devra en encadrer le fonctionnement». Ce projet existe depuis l’élaboration du nouveau cadre régissant les banques. L’introduction de la finance islamique vient à point nommé pour la promotion de la future place financière (cf. L’Economiste du 27 octobre 2011). «Avec ambition de créer un hub financier régional, il était normal de balayer les produits d’activité sur lesquels peuvent se placer des partenaires aussi bien sur le marché bancaire que financier», souligne Jouahri. A ce titre, il se réjouit de l’avancement du projet Casablanca Finance City qu’il juge «valable». «Concrètement certains chapitres ont été finalisés», soutient-il. L’offre immobilière, notamment, est «quasiment bouclée». Ainsi la première tranche est bouclée.
«Nous avons signé des accords d’intention pour plus de 230.000 mètres carrés qui concernent des banques marocaines et des partenaires extérieurs», affirme le gouverneur. Les prix ont été arrêtés et les acteurs ont déjà choisi leurs terrains. De plus, des contacts ont été entamés pour l’obtention des premières lettres d’intention. Selon nos informations, pas moins de 10 lettres d’intention sont déposées chez MFB. Pour aller plus loin, une délégation du pilote de projet se déplacera en Afrique pour une prise de contact avec les pays membres des deux unions monétaires UEMOA et CEMAC. «Les premiers contacts se feront vraisemblablement au niveau de la Côte d’Ivoire, du Gabon et du Sénégal», révèle Jouahri.
Autre point, Jouahri (qui est président du conseil d’administration du Moroccan Financial Board, le pilote du projet CFC) indique qu’une modification du statut du futur centre financier de Casablanca est encours. «Et pour globaliser l’offre Maroc, nous nous sommes attaqués à d’autres chantiers, notamment la formation». MFB a ainsi passé des accords avec plusieurs universités, dont Al Akhawayn, pour travailler sur les programmes, les conditions d’accès à des masters spécialisés dans les métiers de la finance. Dans ce volet, le GPBM est bien entendu partie prenante. De la même manière sur le volet justice, «nous avons obtenu une chambre dédiée à CFC qui prend en compte le droit anglo-saxon dans laquelle les plaidoiries peuvent être en anglais», fait savoir le wali.
Au niveau de la connectivité, en dépit d’une prise de conscience générale pour faire avancer ce chantier, les choses se font plus lentement. Pour Jouahri, «il est aujourd’hui question d’aller plus dans le concret pour déterminer les mesures pour améliorer ce hub de transport qui est devenu Casablanca». Et d’ajouter, «il doit participer à la réussite d’un projet CFC, car il s’agit là du premier contact avec le Maroc». Le travail se fait donc sur plusieurs aspects: qualité et rapidité de service, ponctualité, sécurité… Le classement à l’international de la RAM a été revu afin de déterminer les points à améliorer. «Mais il ne faut pas croire que tout marche comme sur des rails», rétorque Jouahri. En effet, le paquet aujourd’hui est mis sur le marché financier, à savoir les compartiments PME et devises et le marché à terme. A ce titre, «nous allons vraisemblablement signer un accord avec Luxembourg pour un accompagnement au niveau des activités des OPCVM, des banques privées…», conclut-il.

Régime de change

L’évolution du régime de change est un chantier important pour BAM. A ce titre, l’institut d’émission qui a travaillé sur le dossier a ouvert la discussion avec le ministère des Finances. Après une analyse détaillée, BAM a défini un certain nombre d’étapes mais la conjoncture internationale perturbe son timing. En même temps, pour basculer vers un nouveau régime de change, il faut des prérequis: la stabilité macroéconomique, la soutenabilité budgétaire, un système bancaire solide et rentable. De plus, il faut préparer et les opérateurs privés et les administrations publiques pour pouvoir s’y conformer. Au sein de BAM, les choses n’ont pas tardé. «Nous avons mis une plateforme informatique qui nous permet de suivre en temps réel tout les mouvements sur devises qui peuvent être opérés au Maroc».

Moulay Ahmed BELGHITI

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