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Réorganisation de la CGEM
La nouvelle architecture fin prête

Par L'Economiste | Edition N°:3680 Le 19/12/2011 | Partager
Le projet de refonte examiné ce mardi 20 décembre
Le conseil de l’entreprise devra se prononcer sur la nouvelle mouture

«Le nouveau gouvernement aura des prérogatives renforcées. Par conséquent, la CGEM s’attelle à adapter ses structures», explique Mohamed Horani, son président

LA Confédération patronale est en train d’apporter les dernières touches au schéma final de sa nouvelle organisation. Le projet sera présenté, demain mardi 20 décembre, au conseil national de l’entreprise (CNE) de la CGEM. Une structure qui comprend près de 160 membres et qui joue un rôle d’instance consultative de la Confédération. Le CNE devra se prononcer sur la nouvelle mouture de l’organisation ainsi que les nouveaux statuts de la CGEM. Le projet final sera ensuite présenté au conseil d’administration de l’organisation patronale. Une assemblée générale extraordinaire sera ensuite provoquée pour la validation finale, avant fin janvier 2012.
En fait, la réorganisation des structures patronales est un chantier prévu par le programme de Mohamed Horani, mais les prochaines élections relatives à la Chambre des conseillers en ont accéléré la cadence. Concrètement, la loi organique de la seconde chambre attribue aux organisations patronales 8 sièges, répartis sur 6 circonscriptions régionales. Or, la CGEM dispose de 10 unions régionales qui ne correspondent pas à ce découpage. Ainsi, le Grand Casablanca, qui intègre Casablanca, Chaouia et El Jadida, aura 2 sièges. Le même nombre de sièges a été attribué à la région de Rabat-Salé-Zemmour-Zaër. Pour l’heure, la région de Chaouia dispose d’une union régionale. Ce qui n’est pas le cas de Casablanca, qui abrite le siège de l’organisation patronale, ni d’El Jadida. La question qui se pose actuellement est de savoir s’il faudra créer une union régionale représentant Casablanca et de la fusionner avec son homologue de la Chaouia ou garder deux entités distinctes. Une chose est sûre: Casablanca aura son antenne patronale régionale. Un détail qui devrait être tranché lors de la réunion du CNE. La commission Vision 2020 a mené des concertations avec les unions régionales, les fédérations, les commissions de la CGEM ainsi qu’un certain nombre d’entreprises. L’objectif est de recueillir un consensus autour d’un schéma définitif.
Horani affirme que les élections de la deuxième chambre du Parlement ne sont pas les seules raisons derrière le chantier d’adaptation des structures de la CGEM. «Conformément à la nouvelle Constitution, le nouveau gouvernement aura plus de prérogatives que par le passé. Par conséquent, nous devons renforcer le partenariat public-privé. Mais est-ce que nos structures actuelles permettent de porter les attentes de toutes les composantes de la Confédération?», s’interroge le président. En effet, le paysage entrepreneurial national est composé de fédérations et d’associations sectorielles, d’organisations de jeunes entrepreneurs, d’entrepreneurs femmes, de grandes entreprises… Forcément, les problématiques ne sont pas les mêmes. C’est la raison pour laquelle il va falloir revoir la configuration générale de l’organisation patronale. L’objectif est d’adapter les structures internes de la CGEM pour une plus grande crédibilité et une meilleure représentativité du tissu économique. De plus, le projet de régionalisation avancée induira une décentralisation et une déconcentration accrues. Le patronat devra donc disposer des mêmes structures représentatives et aussi compétentes au niveau des régions qu’au niveau central. D’ores et déjà, le projet porte sur la réduction des commissions transversales, qui sont actuellement au nombre de 18. Il s’agira certainement de fusionner celles qui ont les mêmes attributions. L’enjeu est d’adapter ces commissions aux différents chantiers de la Confédération. Même enjeu pour les fédérations. Le secteur de la pêche, par exemple, est représenté par trois fédérations, qu’il s’agira de fusionner pour une meilleure représentativité. La nouvelle architecture de la CGEM est quasi finalisée. Son opérationnalisation et son suivi seront assurés par la commission Vision 2020.

Critères de représentativité

LA loi organique relative à la Chambre des conseillers ne fait pas mention de la CGEM, mais plutôt d’organisations professionnelles des employeurs les plus représentatives. Par conséquent, outre les unions régionales du patronat, d’autres associations ou fédérations régionales pourraient présenter des candidats. Pour les départager, la loi prévoit deux critères pour déterminer le degré de représentativité de chaque association au niveau régional. Outre son implantation dans la région, il s’agit du chiffre d’affaires de l’exercice précédant l’élection et du nombre de salariés officiellement déclarés par l’ensemble des entreprises composant une organisation. Un décret recensant les organisations régionales les plus représentatives devrait être bientôt diffusé par le ministère de l’Intérieur. Sur la base des effectifs de chaque association, la tutelle, via les walis, déterminera le nombre d’électeurs, qui vont désigner leurs représentants.


Hassan EL ARIF

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