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Economie

Services financiers: Le WEF déclasse le Maroc

Par L'Economiste | Edition N°:3678 Le 15/12/2011 | Partager
Il est 42e sur 60 pays dans le rapport 2011
Cependant il est mieux coté que ses principaux concurrents

L’indice de développement financier prend en compte sept critères : l’environnement institutionnel, des affaires, la stabilité financière, les services financiers bancaires et non bancaires, les marchés financiers et l’accès aux services financiers

Après les évaluations du FMI et de Standard & Poor’s sur l’économie marocaine, un rapport du World Economic Forum (WEF), cette fois-ci sur le développement financier, n’est pas à l’avantage du Royaume. Il recule à la 42e place sur un total de 60 pays dans l’indice global. Seule consolation peut-être, le Maroc est classé devant l’Egypte (49), la Tunisie (48) ou encore la Turquie (43). Le rapport du WEF est une sorte de benchmark entre les 60 plus grands systèmes financiers et marchés des capitaux où il met en lumière les forces et les faiblesses de chacun. Pour les pays comme le Maroc, ces indications servent notamment de pistes pour détecter les segments à développer. Globalement, l’indice de développement financier prend en compte sept critères: l’environnement institutionnel, des affaires, la stabilité financière, les services financiers bancaires et non bancaires, les marchés financiers et l’accès aux services financiers.
Sur ce dernier critère, le Maroc est à la traîne (51e place) derrière l’Egypte, la Turquie et la Tunisie. C’est également le cas au niveau de l’environnement des affaires où la Tunisie (32e) et la Turquie (34e) sont mieux cotées. En revanche, la tendance s’inverse sur les critères «stabilité financière» et «services financiers bancaires».
Dans ce classement 2011, Hong Kong devance pour la première fois les Etats-Unis et le Royaume-Uni. «Il bénéficie d’une solide activité dans le secteur des assurances et surtout des introductions en Bourse», relèvent les experts du WEF. Au moment où les centres financiers occidentaux sont concentrés sur les difficultés à court terme, le rapport devrait leur rappeler que leur position de leader à long terme est menacée», souligne Kevin Steinberg du WEF.
Hong Kong a obtenu des scores élevés dans les services financiers hors secteur bancaire notamment l’assurance et les IPO. Le géant suisse des matières premières Glencore a par exemple choisi de s’introduire à Hong Kong. Les Etats-Unis qui ont été retrogradés à la deuxième place au classement général payent leur mauvais score sur le critère de la stabilité financière. Cependant, ils ont limité les dégâts grâce à la solidité des marchés de produits dérivés et de changes ou encore les opérations de fusions-acquisitions, est-il indiqué dans le rapport.
Le Royaume-Uni pour sa part reste sur le podium mais perd une place. Son recul s’explique essentiellement par le décrochage des fusions-acquisitions et des opérations de titrisation.
Le palmarès 2011 est complété par Singapour qui se retrouve au pied du podium. La France et l’Allemagne sont classées respectivement à la 12 et la 14e place. De façon générale, «90% des pays n’ont pas retrouvé leur niveau d’avant crise financière de 2008 en matière d’accès aux capitaux», estiment les experts du WEF.

F. Fa

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