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Focus

Aviculture
L’impossible restructuration de la filière

Par L'Economiste | Edition N°:3670 Le 05/12/2011 | Partager
Gel des investissements dans le secteur de l’accouvage
Plusieurs projets intégrés en stand-by
L’export des œufs et des poussins à l’étude

Situation paradoxale que celle de la filière avicole. Confrontée de plein fouet à la flambée des cours mondiaux des matières premières, elle peine à répercuter le surplus des coûts sur les prix de vente. Et pour cause! «Le déséquilibre entre l’offre et la demande», explique le président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (FISA), Khair-Eddine Soussi. Situation, que traduit l’évolution des prix de vente à la ferme.
A fin octobre dernier, ils ont accusé une baisse de 18% par rapport au même mois de 2010. Sur toute l’année 2010, le prix moyen du kilo (poulet vif à la ferme) s’est établi à 11,20 DH contre 12,30 DH en 2009. Paradoxalement, la consommation s’inscrit en croissance continue.
Entre 2008 et 2010, période d’exécution du 1er contrat-programme, elle a crû de 14% à 17,2 kg/hab/an, soit le double par rapport à 2005. Mais la production des viandes blanches a progressé dans des proportions plus importantes sur les cinq dernières années: 560.000 tonnes contre 320.000 en 2006.
Il n’empêche que ces données demeurent de simples estimations établies par la profession. Le président de la Fisa reconnaît en effet «qu’il y a manque de maîtrise des flux entre la ferme et les ventes au détail». En cause, l’armada d’intermédiaires qui y opèrent sous couvert de l’informel. Ce qui induit forcément une moins bonne maîtrise des besoins réels de la consommation. Mais ce qui est sûr, c’est la pression qui se fait sur les prix de vente à la ferme alors que les coûts de production restent orientés vers la hausse notamment ceux de l’aliment de bétail. D’où la mise en place de mesures de régulation. «Depuis juillet 2011, la Fisa a décrété, avec l’aval du ministère de l’Agriculture, le gel des investissements dans le secteur de l’accouvage», révèle Khair-Eddine Soussi. L’objectif est de réduire de 12,5% la production des poussins de 1 jour. Une autre mesure résultant de l’application du second contrat-programme cible la mise en place de projets intégrés autour d’élevages associés à des abattoirs et unités de préparation des viandes. La dynamique a été bien enclenchée durant la période 2008-2010 avec le lancement d’une dizaine de projets. Mais elle s’est estompée depuis lors, faute d’une meilleure visibilité. Surtout sur le volet sanitaire. «De nombreux projets intégrés sont en gestation mais tant que la loi sur la sécurité sanitaire des produits alimentaires n’est pas appliquée dans son intégralité, nul ne rendrait le risque d’investir l’aval de la filière», avoue le chef de file du secteur avicole. Aval qui reste dominé par l’informel et l’abattage incontrôlé à raison de 93% pour le poulet de chair.
En attendant, la profession est en passe d’explorer des pistes d’exportation sur le marché africain, notamment pour ce qui est des œufs et des poussins. Reste à régler le problème de la logistique particulièrement coûteux. Mais des assurances ont été obtenues auprès du département de l’Agriculture pour soutenir ce projet. L’objectif étant à la fois de désengorger le marché local et de créer les besoins dans les marchés cibles. «Car, à moyen terme, il est prévu de délocaliser les élevages», révèle Soussi.

A. G.

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