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Focus

Aviculture
Quel contraste entre l’amont et l’aval!

Par L'Economiste | Edition N°:3670 Le 05/12/2011 | Partager
A peine 15% des viandes blanches sont contrôlées
Pourtant, les élevages modernes assurent 90% de l’offre

Dynamisme tous azimuts. C’est le constat que dégagent les indicateurs du secteur avicole. Réputée pour fournir la protéine la moins chère, l’aviculture peine néanmoins à valoriser ses produits d’élevages. C’est que l’activité a connu une évolution à deux vitesses. L’une concernant l’élevage moderne intensif s’est caractérisée par un régime turbo, l’autre se rapportant à l’abattage et la commercialisation des viandes charrie toujours ses lots d’informel et d’insalubrité. Les tueries de quartier accaparent près de 95% de l’abattage et de préparation des viandes.
Paradoxalement, les élevages modernes affichent une croissance à deux chiffres. Ces derniers assurent 91% de l’offre en poulet et dindes à l’état vif. Au total, la production a atteint 560.000 tonnes en 2010. Niveau qui permet de couvrir 100% de la demande en viandes de volailles. Cette production a augmenté de 14% par rapport à 2008.
«En termes de moyens de production, le secteur moderne n’est pas moins loti par rapport à des pays à économie similaire», se félicite la profession. La production du poulet de chair compte actuellement 46 couvoirs d’une capacité de 494 millions poussins par an. Celle des œufs de consommation dispose de 4 couvoirs d’une capacité de 33,8 millions de poulettes par an. El la reproduction des dindes totalise 3 couvoirs d’une capacité de 11,2 millions de dindonneaux. A côté, pas moins de 6.030 fermes d’élevage de poulets de chair, 421 de dindes et 233 unités d’élevage de poules pondeuses sont recensées. Les activités annexes ne sont pas en reste. Il existe 40 unités de fabrication d’aliments d’une capacité totale de 4 millions de tonnes par an.
Les fournisseurs du matériel de construction de bâtiments d’élevage, de produits traitement et autres services ne font pas défaut non plus. Pourtant, l’activité n’a pas pu assurer son intégration. Le réseau d’abattoirs avicoles, exclusivement privé, est composé de 23 unités, officiellement agréées, d’une capacité de 50.000 tonnes par an soit à peine 15% de la capacité effective.
Néanmoins, la consommation annuelle par tête d’habitant s’inscrit en forte progression. Elle a bondi de plus de 14% entre 2008 et 2010 à 17,2 kg/habitant pour l’ensemble des viandes de volaille. A l’opposé, le prix du poulet à la ferme a marqué un recul de 3% sur la même période à 11,2 DH le kg au poids vif. Alors que celui de la dinde est resté stable avec une légère hausse de 1% en 2011 par rapport à l’année d’avant.
S’agissant des œufs de consommation, la production a augmenté de 22% par rapport à 2008 pour s’établir à 4,5 milliards d’unités en 2010. Résultat, le niveau de consommation moyen est passé à 138 unités par habitant en 2011 contre 117 en 2008. Et l’essentiel est fourni par le secteur industriel : 82%.
Parallèlement, la production nationale de poussins et dindonneaux s’est développée de manière significative. Entre 2008 et 2010, le nombre de poussins type chair a augmenté de 6% à 350 millions. Celui de ponte a atteint 14 millions alors que l’effectif de dindonneaux a explosé de 67% à 7,7 millions.
Il est à noter que les importations de poussins type chair, qui étaient importantes avant 1981, ont fortement diminué pour prendre fin à partir de 1985. Le même scénario a été enregistré pour les poussins de ponte à partir de 2002.
Aujourd’hui la profession affiche encore des objectifs aussi ambitieux que ceux déjà réalisés avant terme dans le cadre du 1er contrat-programme. Elle table à l’horizon 2020 sur une production de 900.000 tonnes de viandes rouges.
Pour porter la consommation per capita à 25/kilo par an. Pour les œufs, les prévisions portent sur la consommation de 200 unités par habitant et par an. Car il est prévu d’atteindre une production de 7,2 milliards d’unités à l’horizon 2020. Au total, les investissements supplémentaires sont estimés à 13,8 milliards de DH pour porter le chiffre d’affaires à 38 milliards. Et, au passage, le nombre d’emplois permanents (directs et indirects) se situerait à 500.000 postes de travail. Mais avec la mauvaise conjoncture que traverse la filière notamment, la composante élevage, des incertitudes pèsent sur la réalisation de tels objectifs. Les professionnels comptent observer un répit dans les investissements tant que le problème de l’abattage insalubre n’est pas tranché.

A. G.

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