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Politique Internationale

Adhésion de la Palestine à l’ONU
Un choix cornélien pour Obama

Par L'Economiste | Edition N°:3619 Le 20/09/2011 | Partager
Entre Israël, l’allié politique, et l’Arabie saoudite, l’allié financier…
La Palestine présentera vendredi sa demande
Encore des tentatives diplomatiques pour annuler le projet

Situation délicate pour les Etats-Unis, périlleuse pour la Palestine. En effet, l’Etat palestinien compte présenter, le 23 septembre, sa demande d’adhésion au secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon. Une demande qu’appréhende le président des USA, Barack Obama, qui aura un choix cornélien à faire entre Israël, l’allié politique et l’Arabie saoudite, l’allié financier. Même si le président américain considère cette demande comme une simple diversion, les Nations unies ont légalement le droit d’aider un pays à devenir un Etat indépendant. Mais les Etats-Unis comptent présenter leur droit de véto car, pour eux, le projet de la Palestine risque de compromettre la sécurité d’Israël, un allié diplomatique de poids. Obama ne peut pas se permettre le luxe de perdre un aussi précieux partenaire que la communauté juive. En revanche, si les Etats-Unis s’opposent au projet des Palestiniens, ils pourraient perdre l’allié saoudien, un partenaire stratégique de poids au Moyen-Orient. Obama se trouve alors confronté à un véritable dilemme pour son pays.
Plusieurs chefs d’Etat ont aussi tenté des intermédiations au cours du week-end dernier pour dissuader le dirigeant palestinien d’aller jusqu’au bout de sa démarche, craignant que cela n’envenime la situation au Moyen-Orient.
Mais rien n’a pu venir à bout de la détermination des Palestiniens. Mercredi dernier, des ‘négociateurs’ américains ont été envoyés au Proche-Orient pour tenter de détourner les dirigeants palestiniens de leur objectif, en vain. Une autre équipe devrait être dépêchée en Cisjordanie le 22 septembre, veille de la demande d’adhésion. Ce n’est pas la seule action dissuasive de la part des Américains. En effet, le congrès menace d’annuler l’aide annuelle de 500 millions de dollars prévue d’être versée à la Palestine. Aussi important soit-il, cet argument ne décontenance pas la Palestine. Seules des promesses solides comme un partage équitable des territoires ou le départ des colons pourraient faire plier leur détermination. Concrètement, ce que souhaite la Palestine, c’est devenir membre à part entière des Nations unies et être également reconnue en tant qu’Etat indépendant, en fonction des frontières de 1967, c’est-à-dire la Cisjordanie, la bande de Gaza et Jérusalem-Est comme capitale. C’est le président palestinien, Mahmoud Abbas, qui présentera, en tant que chef de l’Organisation de libération de la Palestine (OLP), la demande au SG de l’ONU. De son côté, l’Etat israélien, fort du soutien des autres pays, fait feu de tout bois. Rejetant catégoriquement cette annonce, le Premier ministre, Benjamin Netanyahu, clame à qui veut bien l’entendre que «la paix ne s’obtiendra pas par une démarche unilatérale à l’ONU». Netanyahu, présent à New York aujourd’hui, va lui-même défendre la cause israélienne face à la revendication palestinienne. Il doit rencontrer, demain 21 septembre, Barack Obama et prendra la parole vendredi à l’Assemblée générale de l’ONU.

Karim AGOUMI

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