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Politique

Législatives 2011
Le PJD pointé du doigt

Par L'Economiste | Edition N°:3607 Le 02/09/2011 | Partager
Le parti exprime des doutes sur la transparence des prochaines élections
Le gouvernement dénonce «la propagation de thèses irresponsables»

Les frères de Daoudi haussent le ton à l’approche des élections, dans un nouvel épisode de leur confrontation avec le gouvernement

«JE doute, donc j’existe». Une maxime adoptée par le PJD dans ses relations avec le ministère de l’Intérieur, surtout à l’approche de chaque échéance électorale. Les deux protagonistes n’en sont pas à leur premier épisode dans une bataille de déclarations et d’échanges d’accusations.
Le dernier en date est le communiqué du gouvernement, rendu public à l’issue du Conseil de gouvernement tenu le lundi 29 août. Le gouvernement El Fassi y exprime son «étonnement» concernant «la propagation par certaines parties de thèses irresponsables mettant en doute l’honnêteté des prochaines élections». Par certaines parties, le gouvernement semble pointer du doigt le parti islamiste. Chose confirmée par Lahcen Daoudi, secrétaire général adjoint du PJD, qui affirme que les membres de cette formation politique ont «compris qu’ils étaient les principaux concernés par le communiqué du gouvernement».
Il faut dire que les récentes déclarations de certains membres du parti de la lampe ont poussé le gouvernement à réagir. Celui-ci critique des déclarations qui interviennent à un moment où les différents partenaires politiques tendent à parvenir à «un consensus au sujet des réformes politiques et juridiques, en perspective des prochaines échéances électorales de sorte à garantir leur transparence et leur honnêteté», peut-on lire dans ce communiqué.
Le gouvernement dénonce également «certaines parties et personnes qui se sont évertuées de manière inacceptable et avec des desseins inavoués à propager des thèses irresponsables mettant en doute l’honnêteté et la crédibilité des prochaines élections».
Il a aussi mis en garde contre le ton alarmiste des déclarations, «ce qui ne sert en fait que les ennemis de la patrie, de la démocratie et de l’ouverture». Des critiques qui font jaser Daoudi, qui estime que les membres de son parti sont dans leur rôle d’opposition. «Nous ne pouvons pas remarquer des irrégularités qui entachent la préparation des prochaines échéances et ne pas réagir», souligne-t-il. La position exprimée par certains parlementaires PJD, notamment lors de la dernière réunion de la Commission de l’Intérieur, de la décentralisation et des infrastructures, «n’est pas dictée par des doutes, mais traduit une réalité que nous avons constaté durant la préparation des prochaines échéances», explique Daoudi. Il estime que «les conditions qui ont favorisé les pratiques ayant entaché les élections de 2007 ont été reconduites lors de cette période de préparation des prochaines législatives».
Face à ce discours suspicieux, le gouvernement a exprimé son étonnement concernant «ces préjugés relatifs à des élections qui n’ont pas encore eu lieu». Ce qui n’est pas sans rappeler les termes du discours royal à l’occasion de la fête de la Révolution du Roi et du peuple, qui ont mis l’accent sur l’importance de «renforcer la crédibilité de ces échéances et récuser les préjugés sur leur issue, bien avant leur déroulement». Ce discours avait également mis en garde contre les conséquences d’une telle attitude, qui «ne peut que servir les ennemis de la démocratie, les défaitistes et autres nihilistes».

Mesures de confiance

POUR répondre à leurs suspicions, les parlementaires du PJD estiment que le gouvernement doit envoyer des signaux forts confirmant son engagement à garantir des élections transparentes. Cela passe selon eux par des mesures relatives au renouvellement des listes électorales et au découpage qui doit être réalisé de manière à garantir une égalité des chances entre les différentes formations politiques. A cela s’ajoute la question des transferts des walis et gouverneurs, dont certains sont accusés par les membres PJD d’avoir servi les intérêts du PAM.

Mohamed Ali MRABI

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