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Politique

L’Istiqlal favorable à une alliance avec le PJD Supprimer les circonscriptions à deux sièges

Par L'Economiste | Edition N°:3599 Le 19/08/2011 | Partager
Supprimer les circonscriptions à deux sièges
Seuil d’éligibilité: 8% pour les listes nationales

Abbas El Fassi, secrétaire général du Parti de l’Istiqlal, a réitéré les engagements de la formation politique envers ses alliés de la Koutla. Mais il n’écarte pas que d’autres alliances peuvent être conclues avec d’autres partis

Apparemment, on ne chôme pas au Parti de l’Istiqlal. En moins de deux mois, le Conseil national, véritable parlement de la formation politique, a tenu deux sessions extraordinaires. La première, tenue le 18 juin, avait été consacrée au vote en faveur du référendum sur la nouvelle Constitution.
La seconde s’est déroulée dimanche dernier, après que le comité exécutif ait décidé, à l’unanimité, d’accéder à la requête de militants qui réclamaient cette session. Cela dans le but de débattre des nombreux projets de loi portant notamment sur les élections, la Chambre des représentants, le contrôle des élections, la révision des listes électorales, la loi sur les partis, le découpage électoral, etc. La direction du parti s’est engagée à militer en faveur d’un consensus autour de ces questions. Toutefois, la procédure veut que tous les textes soient soumis aux deux chambres du Parlement et qu’il appartient aux représentants de la nation d’apporter les amendements qu’ils jugent utiles. L’Istiqlal veut, en quelque sorte, éviter aux textes la navette interminable entre les deux chambres. L’on veut donc faire vite et l’on estime chez l’Istiqlal que le temps presse surtout maintenant que la date des élections législatives anticipées a été fixée au 25 novembre. Ce qui ne laisse que très peu de temps pour la mise en place des mécanismes nécessaires au fonctionnement de la nouvelle Constitution. En effet, celle-ci nécessite pas moins de 20 lois organiques et prévoit la création d’autres instances, comme celle chargée de veiller sur la parité des sexes, le Conseil supérieur de la jeunesse, etc. Projets de loi qui ont fait l’objet de réunions notamment entre le chef du gouvernement et son ministre de l’Intérieur, puis avec les autres composantes de la majorité. Parmi les différents projets, il y a lieu de citer celui relatif au contrôle des opérations électorales et qui «ne pose aucun problème» à l’Istiqlal, ceux relatifs au renouvellement et à la vérification des listes électorales, à la Chambre des représentants et à la loi organique sur les partis politiques. Les discussions se poursuivent encore au sujet de ces derniers et aucune position définitive n’a été arrêtée pour le moment. Le débat porte également sur des points précis tels ceux concernant le seuil d’éligibilité, la liste nationale, le découpage électoral… comme cela est apparu lors de la réunion, samedi dernier, des partis de la majorité et de l’opposition représentée au Parlement.
Quant au projet relatif à la Chambre des représentants, il fixe le nombre de ses membres à 395 alors que d’aucuns réclament sa révision à la baisse et d’autres en veulent plus. De même pour la liste nationale dont certains réclament sa suppression pure et simple tandis que d’autres veulent maintenir le quota précédent, à savoir 30 membres.
Concernant le seuil d’éligibilité, l’Istiqlal réclame 6% pour les circonscriptions et 8% pour les listes nationales. Pour le découpage électoral, l’Istiqlal, contrairement à ceux qui réclament le maintien de l’ancienne carte mais en l’adaptant à la délimitation de la province, préfecture et/ou région, préconise la suppression des circonscriptions à 2 sièges et propose de porter ce nombre à 4 même s’il faut, pour cela, intégrer 2 provinces en une seule circonscription.
Enfin, le parti, par la voix de son secrétaire général, a réitéré son attachement à ses engagements envers ses alliés de la Koutla. Mais pas seulement à cette entité. «Le parti restera ouvert sur quiconque partage ses convictions et préoccupations». Une petite phrase d’Abbas El Fassi confirme ce qui se dit en coulisse: l’Istiqlal n’écarte pas l’éventualité d’une coalition avec le Parti de la justice et du développement (PJD). D’ailleurs, Hamid Chabat, membre du comité exécutif et secrétaire général de l’Union générale des travailleurs marocains (UGTM), a confirmé à L’Economiste que «cette alliance se fera dans le cadre de la Koutla. Cela donnera naissance à un pôle constitué de l’Istiqlal, l’USFP, le PPS et le PJD». Qui aura-t-on alors en face? Bien évidemment, le bloc constitué dernièrement entre le RNI, le PAM, le MP et l’UC…

Bilan

La majorité gouvernementale a mis sur pied une commission chargée de dresser le bilan de l’Exécutif, a indiqué Abbas El Fassi, chef du gouvernement et secrétaire général du Parti de l’Istiqlal. Une autre commission, au niveau du parti cette fois-ci, s’active à faire de même. Bilan qu’El Fassi qualifie déjà de «positif à tous les plans». «Nonobstant la crise économique mondiale actuelle, le ministère de l’Economie et des Finances fait état d’un taux de croissance de 5% cette année, ce qui est considérable au regard de la conjoncture internationale, alors qu’il est prévu un taux de + 4,7 à 5,5% en 2012», a affirmé Abbas El Fassi.

Jamal Eddine HERRADI

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