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Focus

Les prix dans les régions
Agadir: L’aviculture parie sur une hausse des commandesf

Par L'Economiste | Edition N°:3587 Le 03/08/2011 | Partager
Avec le Ramadan, le retour des bonnes affaires
Mais les cours resteront moyens

L’ambiance de Ramadan est présente à Souk Al Had d’Agadir. Les commerçants commencent déjà à faire de bonnes affaires. Les ménagères sont saisies par la fièvre des achats pour tout le mois sacré

LES pyramides de chabakia, l’incontournable douceur sucrée du mois de Ramadan, des monts de dattes ici et là sur les étalages, l’ambiance du mois sacré du jeûne est présente à Souk Al Had d’Agadir.
La forte affluence d’acheteurs dès la matinée à travers les allées de ce poumon commercial de la ville et les achats des uns et des autres montrent que les ménagères auront fort à faire au cours des prochaines semaines. En effet, si le Ramadan est un mois de piété, c’est aussi une période de grande consommation. «Il me faut un demi kilo de graines de sésame et 1 kg d’amandes», lance l’une d’elle. Outre ces produits, les acheteurs s’intéressent aussi dans l’aile réservée aux fruits et légumes, à un autre ingrédient phare du mois de Ramadan: la tomate. Selon les professionnels du secteur, le fruit ne manquera pas pendant la période même si la production de tomates du mois d’août provient principalement de la culture de saison dont la superficie est très faible par rapport à celle des primeurs. Au cours de cette campagne, la superficie de la tomate de saison est estimée à 179 ha pour une production prévisionnelle totale de 25.000 tonnes. La production du mois d’août est évaluée à 5.000 tonnes, est-il indiqué. La faiblesse de la production en cette période a engendré déjà une hausse des prix du produit. En fin de semaine dernière, la caisse de tomates de 30 kg se vendait entre 120 et 130 DH au marché de gros d’Inezgane. De l’avis de Ahmed Mouh Mouh, opérateur de la filière et membre de l’Association des producteurs et exportateurs des fruits et légumes (Apefel), les prix de la tomate ne flamberont pas durant le mois de Ramadan, même si actuellement la production est en baisse. «Les prix du produit devraient se maintenir à un niveau moyen», avance-t-il. L’opérateur explique qu’actuellement en raison de la période de fin de cycle de production du produit à l’échelle du Souss, c’est la tomate de l’Oualidia qui s’écoule sur le marché. Pour l’heure, le produit est à 7 DH le kg, prix de détail, soit une augmentation de plus de 16% comparativement à la date du 20 juillet dernier.
Un autre produit connaît une hausse de prix en ce moment sur le marché. Il s’agit de l’œuf, autre denrée très consommée durant le mois de Ramadan. En effet, l’œuf se vendait à Agadir 0,95 DH l’unité au détail, le 21 juillet dernier soit une hausse de 18,75% par rapport à la journée précédente. Selon Kheir-Eddine Soussi, président de la Fédération interprofessionnelle du secteur avicole (Fisa), le produit ne manquera pas pendant le mois de Ramadan. De fait, le secteur est en phase de surproduction depuis septembre 2010 en raison d’importants investissements dans la filière et ce «sans se soucier de la demande», déplore-t-il. Les opérateurs de la filière comptent sur la période de forte consommation de Ramadan pour que la situation, aujourd’hui très précaire de la filière à l’échelle nationale, retrouve un équilibre. Mais, il faudrait pour cela que la demande soit très forte, souligne le professionnel. «Le prix du poulet est aujourd’hui, départ ferme, entre 12,50 et 13 DH le kg. Aussi les opérateurs du secteur arrivent à peine à équilibrer leurs charges dans ce contexte. De l’avis de Soussi, il faudrait que les prix du produit atteignent 13,50 DH le kg pour que les industriels de l’activité gagnent un peu d’argent. Selon le président de la Fisa, pour remettre sur pied le secteur il est nécessaire de réduire la production et baisser l’importation de poussins. C’est la démarche qui va être entreprise à compter du 2e semestre 2011 mais qui ne donnera d’effet qu’en mars 2012. Le développement du secteur passe, par ailleurs, par une meilleure organisation des circuits de commercialisation. Le professionnel préconise aussi la mise en place de modèles d’agrégation à travers l’implantation de centres de conditionnement d’œufs et des abattoirs aux normes. Et ce pour mieux réguler le marché et se positionner à l’export.

Approvisionnement

PAS d’inquiétudes, selon un état de la situation du marché réalisé par la délégation du Commerce et de l’Industrie, les marchés d’Agadir seront bien approvisionnés. Et ce pour l’ensemble des produits couramment consommés durant le mois sacré. Les disponibilités en sucre et en beurre dans la préfecture d’Agadir Ida Outannane sont estimées respectivement à 1.450 tonnes et 90 tonnes pour couvrir des besoins respectivement à 1.400 tonnes et 80 tonnes. Aussi l’approvisionnement sera normal. Pour ce qui est des viandes rouges, on s’attend à une consommation semblable à celle de Ramadan 2010, soit environ 120 tonnes. Les disponibilités en dattes pour la zone sont estimées pour leur part à 150 tonnes. Concernant les pois chiches, et en raison de la mauvaise récolte, il y a risque d’augmentation des prix, est-il indiqué.

 

Malika ALAMI

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