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Evénement

Les surprises du PIB régional

Par L'Economiste | Edition N°:3549 Le 10/06/2011 | Partager
Laâyoune-Saguia Al Hamra a le PIB par habitant le plus élevé
Quatre régions contribuent pour 61,9% du PIB
Casablanca-Settat, la part la plus importante (24,5%)

La position de Casablanca-Settat tient à l’importance de l’activité secondaire et tertiaire; Souss Massa présente une économie diversifiée articulée autour du secteur primaire et de la transformation de ses produits, en plus du tourisme

AU cœur du débat sur la réforme constitutionnelle, la question de la régionalisation. Mais du rééquilibrage de la répartition spatiale de la création des richesses dépendra aussi la réussite de la régionalisation. La Direction des études et prévisions financières (DEPF) du ministère des Finances, vient de brosser un tableau de la contribution de chaque région au PIB. L’investigation porte sur la période allant de 1998 à 2009. Et des surprises, il y en a. Ce n’est ni à Casablanca, ni à Rabat que se trouve le PIB par habitant le plus élevé du Royaume. C’est bien la région de Laâyoune-Saguia Al Hamra qui détient le PIB par habitant le plus élevé du pays avec 23.689 dirhams suivie par Sous Massa Draâ (23.400 dirhams).
L’axe Casablanca-Settat où se concentre le plus gros de la création des richesses, et au poids démographique bien plus important, arrive en troisième position avec 21.590 dirhams de PIB par habitant. Dakhla Oued Eddahab (20.043) et Rabat-Salé-Kénitra (19.578 DH). C’est Fès-Meknès qui ferme la marche avec un PIB/habitant de 11.908 dirhams.
Cependant, en termes de dynamique, c’est Marrakech-Safi qui a enregistré la croissance la plus soutenue du PIB/habitant sur cette période, avec un taux annuel moyen de 6,5%. Suivent les régions de Drâa-Tafilalet (5,8%), de l’Oriental Rif (5,8%), de Tanger-Tétouan (5,6%) et Béni Mellal-Khénifra (5,6%). L’évolution du PIB/habitant a été moins remarquable pour les régions de Sous Massa et Rabat-Salé-Kénitra où elle n’a été en moyenne que de 3,8% et 2,9% respectivement.
Concernant la structure des économies régionales, elle semble relativement homogène avec toutefois certaines exceptions notamment pour les régions Souss Massa, Oriental Rif et Béni Mellal-Khénifra pour lesquelles le secteur primaire est surreprésenté par rapport au niveau national avec des parts respectives de 48%, 30% et 28% contre 17%. De la même façon, les régions de Casablanca-Settat et de Tanger-Tétouan enregistrent une surreprésentation du secteur secondaire qui demeure une spécificité des dites régions. Egalement, la région de Laâyoune-Saguia Al Hamra, caractérisée par l’importance de l’industrie alimentaire, notamment celles des produits de la mer, reste surreprésentée par le secteur secondaire.
La segmentation des régions en 2009, suivant leur similarité en termes de structure des valeurs ajoutées par secteur, fait ressortir quatre grands pôles.
La concentration du PIB est encore criarde. Quatre régions ont produit 61,9% du PIB entre 1998 et 2009, selon l’étude de la DEPF. A elle seule, la région de Casablanca-Settat a réalisé la part moyenne la plus importante durant cette période avec 24,5%. Elle est suivie de Rabat-Salé-Kénitra (15,8%), Marrakech-Safi (11%) et Souss Massa (10,5%).
A noter cependant que sur la même période, les régions de Dakhla-Oued Eddahab, Laâyoune-Saguia Al Hamra, de Marrakech-Safi et de Tanger-Tétouan ont été les plus dynamiques. Elles ont réalisé des taux de croissance annuels moyens bien au-dessus de la moyenne nationale qui est de 6,1%, soit respectivement 9%, 8,5%, 7,5% et 7,3%. Par contre, relève la DEPF, le recul du rythme de croissance de l’activité secondaire a fortement imprimé l’évolution du PIB de la nouvelle région de Rabat-Salé-Kénitra qui n’a été en moyenne que de 4,4%.

Valeur ajoutée sectorielle

LE secteur tertiaire occupe le haut du podium. Il a contribué sur la période de 1998 à 2009 à hauteur de 57% au PIB loin devant les secteurs secondaire (27%) et primaire (16%). Cette valeur ajoutée est composée essentiellement des services rendus aux entreprises et services personnels ainsi que du commerce avec des contributions moyennes respectives de 13,6% et 12,3% de la valeur ajoutée totale. Ce secteur a réalisé une croissance plus soutenue que celle du PIB durant la même période de 6,7%.

 

B. T.

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