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Politique Internationale

Libye: Violents bombardements de l’OTAN à Tripoli

Par L'Economiste | Edition N°:3547 Le 08/06/2011 | Partager

DE violentes explosions ont secoué Tripoli hier mardi. Des avions de l’OTAN ont bombardé le secteur où se trouve le complexe de Bab al Azizia, fief du dirigeant libyen Mouammar Kadhafi, dans le centre de la capitale libyenne. Il s’agirait des plus violents bombardements survenus dans la capitale depuis le début de l’offensive occidentale sur la Libye.
Un immeuble de la télévision libyenne a aussi été bombardé lundi soir. Seize personnes ont été blessées dans cette frappe. Les rebelles ont pris la ville de Yefren, à environ 100 kilomètres au sud-ouest de Tripoli. Cette avancée a été rendue possible après la destruction de deux véhicules blindés des forces de Kadhafi par l’armée britannique. Selon un haut responsable de l’armée britannique, des hélicoptères d’assaut Apache, qui viennent tout juste d’être envoyés en Libye, ont détruit un système de lance-roquettes à Brega, la ville la plus à l’est parmi celles encore sous contrôle des forces kadhafistes.
L’envoyé spécial du Kremlin, Mikhaïl Marguelov, est arrivé mardi à Benghazi, fief des rebelles dans l’est du pays, pour tenter d’établir un dialogue entre Tripoli et la rébellion. La Russie prône « une solution politique, pas une escalade militaire » a-t-il indiqué. Le président russe Dmitri Medvedev a appelé le colonel Kadhafi à quitter le pouvoir, tout en critiquant les opérations armées de l’OTAN en Libye, jugeant que l’Alliance atlantique outrepassait le mandat de l’ONU.
Economiquement, l’étau se resserre davantage sur Kadhafi. L’Union européenne a en effet sanctionné six ports libyens. Cette mesure consiste à interdire aux navires européens de commercer avec ces ports. S’ajoute à cela le gel des avoirs et des restrictions de déplacements à des responsables libyens. La balle est donc dans le camp du colonel Kadhafi. Il a le choix sur l’avenir de son pays. Soit partir et rendre les armes afin de sauver ce qui en reste, soit persister sur sa position et s’enliser dans un conflit interminable avec ses propres compatriotes.

Amine EL HASSOUNI

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