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Politique Internationale

Syrie: L’armée renforce sa position dans le nord-ouest

Par L'Economiste | Edition N°:3547 Le 08/06/2011 | Partager
Jisr al-Choughour, nouveau bastion de la contestation
Les rebelles auraient fait une centaine de morts du côté des autorités armées

Les sanctions internationales que son pays encourt ne font toujours pas plier Bachar Al-Assad qui persiste dans sa politique répressive (Ph. AFP)

L’armée syrienne a renforcé mardi sa présence dans le nord-ouest du pays. Des troupes se dirigeaient vers la ville de Jisr al-Choughour où la contestation contre le régime du président syrien Bachar Al-Assad est très ferme. Cette ville est d’ailleurs depuis samedi le terrain d’affrontements violents entre les insurgés et l’armée. 120 membres des forces de sécurité ont été tués lundi lors d’affrontements. Il s’agit là de la plus importante résistance aux forces du régime syrien depuis le début de la contestation. La recrudescence de la violence fait craindre une nouvelle répression sanglante.
Un appel à une manifestation a été lancé hier sur le site Facebook par des militants hostiles au pouvoir en place. Ces derniers ont appelé l’armée à protéger ses citoyens, à l’image de la révolution en Egypte. Une journée baptisée par les manifestants « Mardi de la renaissance ». Ce mouvement de contestation, qui a débuté il y a environ trois mois, s’amplifie de plus en plus. La contestation par les insurgés de la légitimité du régime de Damas a fait des centaines de morts. Les sanctions internationales que son pays encourt ne font toujours pas plier Bachar Al-Assad qui persiste dans sa politique répressive. Les autorités syriennes accusent d’ailleurs des troupes armées d’être à l’origine du chaos dans le pays. La télévision d’Etat a certes montré des photos de soldats tués. Mais elle a également pointé du doigt les groupes armés, accusés d’avoir incendié des bâtiments officiels de cette ville. Histoire de leur faire endosser la responsabilité de ce qui se passe dans le pays. La mort de policiers et de militaires serait en fait la conséquence de dissidences au sein même du pouvoir. La brutalité de la répression fait basculer certains membres des autorités armées. Ce qui engendre bien évidemment une violence sans précédent
Sur un autre registre, la France a confirmé son intention de proposer une résolution au Conseil de sécurité de l’ONU condamnant la répression en Syrie. La réaction initiale de Bachar Al-Assad, qui semblait proposer des réformes politiques à ce mouvement inspiré du «Printemps arabe», aurait incité les puissances occidentales à retenir leurs critiques. Mais un éventuel veto russe peut faire annuler la proposition de Paris. Moscou, aux côtés de Pékin, s’oppose toujours à une quelconque ingérence dans les affaires internes de la Syrie.
Amine EL HASSOUNI

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