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    Economie

    Sucre: L’histoire d’une privatisation

    Par L'Economiste | Edition N°:2076 Le 01/08/2005 | Partager

    . Les prix ne devraient pas connaître de changement . Les 4 sociétés publiques assurent 71% de la productionLes quatre sucreries publiques, à savoir Surac, Sunabel, Suta et Sucrafor seront dorénavant entre les mains de Cosumar. Cette dernière s’occupera désormais d’une production supplémentaire très importante. En effet, au titre de l’exercice 2004, les quatre sociétés ont produit 359.878 tonnes, soit 71% de la production nationale. A ne pas perdre de vue, par ailleurs, le pendant social d’une telle opération. Le sort des 3.230 employés que comptent les quatre sociétés fera certainement l’objet de débats. Ce qui est en tout cas sûr, c’est que le système de subvention du sucre restera le même, selon une affirmation de Rachid Talbi Alami, ministre délégué auprès du Premier ministre chargé des Affaires économiques et générales. Le prix du sucre restera réglementé au moins jusqu’à 2006. Entre-temps, la qualité du produit et de l’emballage est appelée à s’améliorer sous l’effet de la concurrence. Aujourd’hui, la capacité de production du secteur sucrier est de 500.000 tonnes de sucre blanc par an, couvrant près de 50% de la demande nationale. Cosumar en a produit 143.318 tonnes en 2004, soit 28% de la production nationale. Les surfaces plantées en betteraves et en canne à sucre représentent 90.000 hectares où travaillent 80.000 agriculteurs. Ces derniers se sont toujours plaints d’une culture dont ils ne tirent pas le même profit que d’autres. Le secteur a effectué un long cheminement pour enfin passer au privé. Le processus de privatisation a connu ses premiers balbutiements en 1990. Sept ans après, les 10 sucreries nationales avaient fusionné en 4 sociétés pour être ensuite cédées au secteur privé. Le premier appel d’offres date de 1994. L’organisme d’évaluation avait alors fixé un prix minimum de 800 millions de DH pour la cession de Suta, SUBM et Sunat qui constituent l’actuelle Suta. Toutefois, l’expérience n’a pas abouti dans un temps où la libéralisation d’un secteur aussi important n’était pas encore à l’ordre du jour. Le marché n’avait pas atteint sa maturité et les opérateurs privés montraient certaines réticences. L’année 2002 a connu un deuxième appel d’offres qui a été plus précis et mieux motivé que le premier. En effet, la commission de transfert avait décidé de céder 90% des quatre sociétés à un noyau dur et le reste aux salariés. Pour sa part, l’organisme d’évaluation a fixé les prix minima à 1 milliard de DH pour la Surac et 800 millions de DH pour la Sunabel. En 2003 et 2004, des manifestations d’intérêt ont été exprimées par le groupe Tereos Begasay (2e producteur mondial) et Cosumar. Enfin en 2005, le groupe saoudien Savola s’est aussi intéressé à l’opération. Les concertations avec les départements de tutelle ont été aussi menées avec plus d’intensité. Le 8 avril 2005, la Commission des transferts a donné son avis conforme pour la cession par attribution directe et simultanée des 4 sociétés.


    
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    Mostafa BENTAK

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