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Economie

Santé: Le Maroc, mauvais élève de la région MENA

Par L'Economiste | Edition N°:1929 Le 31/12/2004 | Partager

. Les dépenses globales de santé per capita s’élèvent à 56 $ contre 118 en Tunisie. Déséquilibre de l’offre de soins entre milieux rural et urbain. Les derniers chiffres de l’OMS présentés à JettouLes performances du secteur de la santé au Maroc ont été présentées en fin de semaine dernière au Premier ministre, Driss Jettou, lors des réunions-marathon sur l’assurance maladie obligatoire (AMO). Le ministère de tutelle a brossé un tableau global du secteur en s’appuyant sur le dernier rapport 2004 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), qui base son étude sur les chiffres de 2002. D’ailleurs, ce sont des références qui sont calculées à intervalles réguliers en raison de leur importance. A cette occasion, le département de Biadillah a exposé à Jettou l’état d’avancement des réformes majeures du secteur (juridiques, hospitalières, financières et de la dépense publique).Selon les données de l’OMS, les dépenses globales de santé per capita au Maroc s’élèvent à 56 dollars contre 398 dollars au Liban, 134 en Jordanie, 118 en Tunisie et 130 en Iran. Très faible performance pour le Royaume. Ces dépenses s’élèvent à 15 milliards de DH, soit 4,5% du PIB alors qu’en Tunisie, elles en représentent 5,6%. Au Maroc, ces frais sont supportés par les ménages (54%), l’Etat (25%) et les régimes facultatifs d’assurance maladie (16%). Ce qui signifie que ce sont les patients qui prennent à leur charge la plus grosse part. D’où la cherté des soins pour une population aux moyens limités. Les régimes facultatifs, quant à eux, mobilisent environ 3 milliards de DH dont 5% seulement vont aux hôpitaux publics qui totalisent près de 80% de la capacité litière nationale. Les 20% restants sont assurés par les établissements semi-publics (polycliniques de la CNSS) et les cliniques privées. Avec 122 établissements, la capacité litière du pays est de 24.356 unités, qui emploient près de 26.000 personnes (5.007 médecins, 13.574 infirmiers et 7.400 agents de l’administration). Le rapport note également un déséquilibre de l’offre de soins entre milieux rural et urbain et entre régions particulièrement pour le secteur privé. Plus de 25% des foyers ruraux sont situés à plus de 10 km d’un établissement de soins de santé de base. Ces données rejoignent l’article qui a été publié dans L’Economiste le 22 décembre sur la carte sanitaire du Maroc (cf. www.leconomiste.com). Outre la mise en place de l’AMO, le Maroc doit atteindre les objectifs sanitaires fixés dans le cadre du millénaire, à savoir réduire la mortalité infantile, améliorer la santé maternelle et combattre le VIH/sida, le paludisme et d’autres maladies. Sur ce créneau, le Maroc a fait des progrès certes, mais il a encore un long chemin à faire.Selon le rapport de l’OMS, l’espérance de vie à la naissance a atteint 70% en 2003, contre 59% seulement en 1982. Le taux de mortalité infantile représente 40 pour mille en 2003, contre 91 pour mille en 1982. Pour sa part, la mortalité juvénile a baissé, son taux a atteint 7 pour mille en 2003 contre 52 pour mille en 1982. La mortalité maternelle, quant à elle, reste un grand problème. Sur 100.000 naissances vivantes, 227 cas de mort sont enregistrés chez les mamans en 2003, contre 332 en 1992. Dans son rapport, le ministère note un changement dans la structure de morbidité en liaison avec les maladies chroniques, les maladies émergentes et les accidents de la circulation. De même, la transition démographique imposera un changement dans la nature et le volume des prestations de santé avec une forte pression sur les soins curatifs et l’hospitalisation. Dans ce sens, le ministère veut instaurer des mécanismes de financement qui favorisent l’accès des pauvres aux soins de santé, notamment aux soins hospitaliers. Sur ce registre, le ministère propose, dans le cadre de l’AMO, des réformes de financement via deux scénarios (un pour le secteur public et un pour le secteur privé). Concernant le privé, le taux de cotisation sera de 4%, réparti équitablement entre l’employeur et l’employé. Seront remboursées toutes les prestations médicales relatives aux affections de longue durée, lourdes et coûteuses, y compris les médicaments et les soins ambulatoires s’y rapportant. De même que toutes les prestations médicales nécessaires à la prise en charge de l’enfant, jusqu’à 12 ans, et de la mère (suivi de la grossesse et accouchement) et toutes les prestations liées à l’hospitalisation. Par ailleurs, le taux de couverture sera uniforme de 70% ou entre 90 et 50%. Le secteur public maintient les acquis en termes de panier de soins et des taux de couverture. Le taux de cotisation, quant à lui, passera de 4 à 5% en 2005. “C’est une sorte de solidarité entre près de 700.000 bénéficiaires avec 78.000 retraités et leurs ayants droit”, précise le département de Biadillah.Par ailleurs, la CNOPS (caisse nationale des organismes de prévoyance sociale) doit assurer le remboursement des assurés en moins de 3 mois et des prestataires en moins de 6 mois, améliorer les tarifs de responsabilité pour les soins ambulatoires et instaurer des règles de bonne gouvernance. A rappeler que des programmes d’appui et de financement ont été parallèlement adoptés. Le projet de financement et de gestion du secteur de la santé (PFGSS), d’un montant de 572 millions de DH, a pour principal objectif d’accompagner la mise en place des réformes à l’hôpital, du financement de la santé (AMO, Ramed) et institutionnelle (régionalisation, autonomie des hôpitaux et révision de la tarification...).Le deuxième projet est celui d’appui à la gestion du secteur de la santé (PAGSS-Meda) d’un montant de 250 millions de DH. Il vise la mise en place de la régionalisation et de la stratégie sectorielle du ministère de la Santé. Nadia DREF

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