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International

Inde: Les brevets divisent les fabricants de génériques

Par L'Economiste | Edition N°:1926 Le 28/12/2004 | Partager

. Dès le 1er janvier 2005, tout nouveau médicament sera protégé pendant 20 ansLa reconnaissance des brevets pharmaceutiques en Inde à partir du 1er janvier 2005 est vécue de façon contrastée par les grands fabricants locaux de médicaments génériques, certains la jugeant stimulante pour l’innovation et d’autres s’estimant au contraire fortement pénalisés. Cette réforme est ainsi soutenue par le premier laboratoire indien, Ranbaxy, mais décriée par le second, Cipla, dont le PDG Yussuf K. Hamied a déclaré à l’AFP qu’elle allait “placer l’Inde dans une situation très désavantageuse”. Jusqu’à présent, la législation indienne ne reconnaissait pas les brevets sur les médicaments, ce qui a permis à une puissante industrie pharmaceutique de se développer en copiant impunément les molécules inventées par les laboratoires étrangers. Le secteur emploie aujourd’hui 500.000 personnes. A partir du 1er janvier 2005, c’est le système international des brevets qui s’appliquera: tout nouveau médicament sera protégé pendant vingt ans, ceux commercialisés avant 1995 pourront continuer à être copiés librement. Pour les molécules lancées entre 1995 et 2005, un système de “boîte aux lettres” a été instauré, pour permettre aux laboratoires de déposer au coup par coup des demandes de brevet. Cette boîte aux lettres sera dépouillée en janvier.“On n’a aucune idée de ce qu’il y a dans cette boîte aux lettres”, explique Dr Hamied, qui soupçonne les multinationales pharmaceutiques de l’avoir bourrée de “brevets frivoles”, portant sur des formulations et non sur des principes actifs, pour protéger des médicaments lancés bien avant 1995.Selon ce dernier, “Cipla ne retirera aucun médicament du marché, car tous ont été découverts avant 1995”. Cela s’applique notamment à son célèbre cocktail d’antirétroviraux, le Triomune, qui permet aux malades du sida de 43 pays pauvres de se soigner pour un prix modique. Mais les brevets “auront un impact négatif sur les activités de Cipla vers 2008 ou 2009. Nous ne serons plus en mesure de fabriquer de nouveaux produits. Et l’Inde n’invente presque aucun médicament. Cette année, j’ai dépensé 20 millions de dollars en recherche et développement. L’an dernier, l’américain Pfizer en a dépensé 7 milliards. Je ne peux pas le concurrencer”, déplore-t-il. Une opinion radicalement opposée à celle de Ranbaxy, qui à la différence de Cipla, s’est lancé dans une conquête agressive des marchés du générique dans les pays riches (le groupe ne réalise plus aujourd’hui que 18% de ses ventes en Inde) et dans la recherche de nouvelles molécules. “Nous sommes pour la reconnaissance des brevets car l’innovation doit être récompensée”, explique à l’AFP le vice-président de Ranbaxy, Ramesh Adige. “Notre pays a d’excellents et nombreux chercheurs, de bonnes pratiques cliniques et industrielles et nous sommes compétitifs en matière de coûts. A long terme, l’Inde s’en sortira bien”, prédit-il. Un avis partagé par L. Anji Reddy, PDG du laboratoire Dr Reddy’s. Synthèse L’Economiste

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