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Affaires

Emirates, l’exception du transport aérien?

Par L'Economiste | Edition N°:1917 Le 15/12/2004 | Partager

. En dépit d’une conjoncture difficile, la compagnie du Golfe affiche des indicateurs au vert. Pour l’antenne marocaine, le transporteur applique les recettes qui ont réussi à l’international. A Emirates, on s’occupe aussi de votre visa!Lorsqu’une entreprise affiche un bénéfice net de 429 millions de dollars (en hausse de plus de 74%), un chiffre d’affaires de plus de 3,6 milliards de dollars et un portefeuille de 10 millions de clients, son succès peut faire des jaloux. Lorsque, de plus, cette entreprise est une compagnie aérienne qui intervient dans une conjoncture internationale difficile, son succès finit par agacer. Alors que la crise politique du Moyen-Orient, conjuguée à la flambée des cours du pétrole, a impacté l’industrie aérienne, Emirates airlines semble faire exception. Une réussite qui irrite la concurrence qui accuse la compagnie du Golfe de bénéficier de subventions déguisées ou d’abuser de la sixième liberté, une pratique qui consiste à récupérer chez les autres le trafic qui n’existe pas chez soi. Sur le marché marocain où la compagnie de la famille Al Maktoum opère depuis à peine deux ans, le business se développe certes avec moins de faste, par rapport aux autres destinations du groupe (77 dans le monde), mais s’inscrit néanmoins dans la tendance. En 2003, Emirates a transporté 34.000 passagers marocains contre 22.000 en 2002. Un développement du trafic qui a conduit le transporteur à porter l’année dernière le nombre de vols Casa-Dubaï de 5 à 6 par semaine (7 à partir de 2005) et opter pour les gros porteurs comme l’Airbus 340 à quatre réacteurs. La filiale marocaine dispose également d’une activité cargo mais qui reste pour l’heure modeste à raison de 12 à 14 tonnes pour chaque voyage. Ali Al Shamsi, directeur régional de la compagnie pour le Maroc, la Mauritanie et le Sénégal, identifie d’autres facteurs qui peuvent expliquer le business modèle d’Emirates. “Notre backup réside dans notre capacité à comprimer les frais de personnel. Cette année en particulier nous avons gelé les recrutements non nécessaires”. Emirates reconnaît néanmoins avoir été dans l’obligation de répercuter “légèrement” la flambée des cours du pétrole sur le prix des billets. Sur les vols Casa-Dubaï, le surcoût carburant s’est traduit par une hausse de 40 euros. “Les prix, ce n’est pas tout. Vous pouvez voyager à 2.000 DH mais dans des conditions lamentables. On a tendance à oublier que les clients sont prêts à payer un peu plus cher pour des “petits détails” tels que le sourire à bord ou à l’arrivée”. La compagnie mise aussi sur d’autres arguments tels que le confort des sièges (équipés en écrans TV en entrée de gamme), sur son marketing et aussi sur quelques extras que la clientèle exigeante ne peut qu’apprécier. Exemple: Emirates s’occupe aussi des formalités de visa faisant jouer pleinement les synergies entreprises/diplomatie. Il y a aussi le respect des horaires, une denrée rare depuis le 11 septembre. A ce niveau, le transporteur aérien met en avant l’état de sa flotte, 46 mois de moyenne d’âge, soit un des meilleurs au monde. Les appareils neufs consomment moins de carburants et nécessitent moins de temps pour la maintenance.Une des autres raisons qui peuvent expliquer objectivement la réussite du groupe réside dans la motivation du personnel et de la force de vente. En plus du classique 13e mois, Emirates a instauré un système de primes à l’objectif qui se traduit pour les plus méritants par un intéressement aux bénéfices d’au moins quatre semaines de salaire. Les commerciaux peuvent postuler de plus au “prix du président pour l’excellence”, une distinction accordée chaque année aux vendeurs les plus dynamiques sous forme d’incitation financière ou de croisière en bateaux. Casablanca qui emploie pour l’heure 31 personnes, a ainsi remporté le prix de la meilleure agence de billetterie intragroupe. Enfin la compagnie profite des atouts du puissant hub qu’est devenu Dubaï, une ville au carrefour de toutes les destinations. La compagnie exploite notamment la manne du shopping dans la capitale émiratie, et du célèbre salon qui commence à partir du 12 février pour proposer des packages (vols aller-retour plus séjour dans un hôtel quatre étoiles) Casa-Dubaï à partir de 8.100 DH. Aujourd’hui, sur les vols vers Dubaï à partir du Maroc, Emirates règne sans conteste avec 82% de part de marché, le reliquat étant réparti entre les autres compagnies du Golfe. Beaucoup de ressortissants originaires d’Afrique de l’Ouest empruntent des avions d’Emirates vers des destinations de Moyen et d’Extrême-Orient en code sharing avec la RAM qui assure leur transport jusqu’à Casablanca. La compagnie ambitionne d’étendre son réseau au Maroc si d’autres opportunités se présentent. “Nous sommes disposés à couvrir des régions comme Tanger, par exemple, mais cela dépendra de la demande. D’ailleurs, aujourd’hui 30% de nos voyageurs résident en dehors de Casablanca”. Une des autres réflexions qui fait son chemin concerne l’évolution du projet Tanger-Med qui, rappelons-le, associe aussi un know-how émirati à travers l’expérience de Jbel Ali. Forcément cela aiguise les appétits.Mohamed BENABID

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